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jueves, 13 de diciembre de 2012

Partout, y compris en France, les enfants sont l’enjeu des luttes d’influence pour faire valoir la supériorité d’une nation, d’une politique, d’une religion, d’une idéologie.


Les manuels scolaires sont aussi des armes de guerre



Olivier Postel-Vinay

On l’a vu en France à propos de l’introduction de la «théorie du genre» dans les manuels de sciences naturelles, le contenu idéologique des livres scolaires est un sujet sensible.
Pas moins de quatre-vingts députés de droite demandèrent en août 2011 au ministre de l’Éducation le retrait des manuels scolaires de SVT pour les première ES et L qui défendaient (selon eux) la«théorie du genre sexuel» (laquelle privilégie les facteurs culturels dans la formation de l’identité et de l’orientation sexuelles).
Une autre controverse porte sur les manuels d’économie en classe de 1re et terminale, accusés de privilégier le point de vue antilibéral. Dans un rapport récent, un think tank observe par exemple que «l’entrepreneur est absent des manuels. Aucune histoire d’entrepreneur n’est présentée (1).»
Ce type de problème se rencontre dans tous les pays du monde, véhiculant des réactions allant parfois jusqu’à la violence physique. En Inde, des historiens ont ainsi été agressés par des hindouistes radicaux pour avoir contribué à alimenter les manuels en données jugées scandaleuses (ainsi le fait que les Indiens de l’époque védique mangeaient les vaches) (2)
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1| IREF, septembre 2012.
2| William Dalrymple, «India: the War Over History», «New York Review of Books», 7 avril 2005.



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