Carnet de Route - Jean Royer
Christian Vanneste
Vendredi 7, au soir, je donnais une conférence au Grand Hotel de Tours, à l’invitation du Cercle Jean Royer. Le thème central en était la liberté d’expression. J’avais d’ailleurs été précédé par Robert Ménard.
La rencontre du nom de Jean Royer et du thème me motivaient fortement.
J’ai toujours ressenti beaucoup d’admiration pour cet homme, solide, indépendant, courageux et volontaire.
Gaulliste par les idées et non par les calculs, il avait été délégué du RPF en Indre-et-loire, et Ministre de Georges Pompidou, sous les gouvernements Mesmer.
Il n’avait pas, après le RPF, appartenu aux partis qui se réclamaient du gaullisme mais avait soutenu en 1999 et en 2002 Philippe de Villiers et Jean-Pierre Chevènement : un gaulliste de conviction, défenseur d’une Nation souveraine, plutôt qu’un utilisateur cynique de la Croix de Lorraine, prêt à faire le contraire de ce que ce symbole exige à l’évidence.
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Je me souviens de sa difficile campagne de 1974, alors qu’il défendait l’idée d’un redressement moral, dans le climat délétère d’après 1968, et qu’il dénonçait les dérives d’une pornographie envahissante.
C’était l’époque où un certain nombre d’hommes politiques, et de têtes vides du show-bizz revendiquaient la prétendue libération à outrance, et, par exemple celle de la pédophilie.
Stigmatisé comme partisan de l’Ordre Moral, ses réunions étaient violemment chahutées par les troupes de choc du désordre immoral.
Il y a toujours des imbéciles, qui, de peur de rater une mode, vont trouver que c’est mieux.
Il avait donc droit aux « femen » de ce temps.
L’intolérance des prétendus tolérants est une malheureuse et pesante tradition française.
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Lire ici: christianvanneste.fr
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