Translate

lunes, 11 de febrero de 2013

France - Hollande serait bien inspiré de calmer ses partisans quand ils en rajoutent dans l’arrogance…

Le temps du mépris


La houle que lève dans les consciences la perspective du mariage homosexuel révèle la persistance d’une fracture profonde au sein du peuple français. Les aléas de l’Histoire l’ont parfois transcendée (Napoléon, de Gaulle), des idées ont pu virer de bord (libéralisme, colonialisme, écologie), mais foncièrement le paysage mental reste traversé par une frontière idéologique.

À gauche, un credo invariable : le “progrès” doit accoucher à terme d’une société où l’“égalité”, confondue avec l’équivalence, aura anéanti l’altérité des racines, des genres, des imaginaires en proscrivant la hiérarchie des affects, des sentiments et des aspirations. À cet égard, la revendication du mariage homosexuel et de la procréation par tierce personne ou par assistanat de la technique rejoint très logiquement le droit de vote aux étrangers : plus de filiation, plus de patrie, rien que des individus passibles des mêmes droits, “citoyens” anonymes d’un espace aléatoire car dépourvu de frontières historiques, culturelles ou mentales.

Ainsi s’achemine-t-on vers ce “Meilleur des mondes” prophétisé par Huxley, songe fou des Lumières qui inspira à Robespierre ses fantasmes de culte “citoyen”, aux socialistes utopiques (Fourier, Considérant, Saint-Simon, etc.) leurs lubies collectivistes. La gauche “sociétale” contemporaine s’inscrit dans cette vision dénoncée par Régis Debray dans son remarquable Éloge des frontières, qui vise au tarissement des sources de la civilisation occidentale, depuis OEdipe et Moïse jusqu’à Werther. Plus d’intériorité, plus d’Iseult, d’Esméralda ou de môme Piaf : transparence et androgynat. Plus de “discrimination” entre un idéal et une pulsion. Dans “le Meilleur des mondes” gaucho-bobo, nul ne doit se prévaloir avec fierté d’une ascendance, d’un héritage, d’une affinité élective. Cosmopolitisme égalitaire, apologie des marges, récusation des normes : tout se vaut, tout s’équivaut à l’étal d’un amoralisme vaguement compassionnel.

............................

Lire ici: www.valeursactuelles.com

No hay comentarios:

Publicar un comentario