La réforme des allocations familiales
peut-elle jouer sur la démographie ?
Les prestations familiales représentaient en 2011 61,927 milliards d'euros au total, versées à 11,41 millions de foyers français, selon l'Insee.
"La France se vide par le haut et se remplit par le bas". Le slogan martelé par l'extrême-droite et une partie de la droite risque de trouver confirmation dans les récentes mesures annoncées par le président François Hollande.
Tout le monde peut comprendre qu'en période de crise les riches soient les premiers à mettre la main au portefeuille. Le système de protection solidaire français, créé quand la France sortait exsangue de la seconde guerre mondiale, est fondé sur le principe de la double redistribution.
Redistribution horizontale: ceux qui bénéficient cotisent pour ceux qui ne bénéficient pas : les actifs pour les retraités, les biens portants pour les malades....
Redistribution verticale: les plus fortunés sont les plus taxés, notamment par la fiscalisation de l'impôt et le plafonnement des cotisations sociales.
Ainsi a-t-on voulu concilier deux principes: l'universalité de la protection et la justice sociale en matière de redistribution.
La France voit partir ses meilleurs contribuables
Pourtant, des leaders de gauche comme de droite sont vent debout contre ces projets, les premiers considérant que "la gauche française finirait le boulot de la droite: détruire la protection sociale solidaire "(communiqué de l'Union des Familles Laïques), les autres réclamant qu'on ne touche pas au principe sacré de l'égalité ou contestant les seuils envisagés qui taxeraient moins les riches qui disposent de moyens sophistiqués pour échapper à l'escalade des prélèvements que les classes moyennes.
Il nous semble que, posé en ces termes, le débat occulte les principales conséquences de ces réformes qui sont davantage démographiques que sociales.
En 2009, l'émigration des Français vers l'étranger (monographies de Contribuables Associés n° 21 et 23) générait un solde négatif annuel de 65.000 personnes par an (flux de départ 233.000, flux de retour 168.000), à la recherche d'opportunités de travail, d'un meilleur cadre de vie ou d'évasion fiscale.
Ce solde est aujourd'hui en augmentation, chez les étudiants, les entrepreneurs, les retraités ou les riches, une des motivations principales de sortie étant le haut niveau des prélèvements sociaux et fiscaux en France par rapport aux pays d'expatriation.
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