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lunes, 22 de septiembre de 2014

Un document-source qui présente un aspect méconnu de la personnalité de Napoléon.


«Conversations sur le christianisme»
Napoléon Bonaparte

 Jean Tulard de l’Académie des Sciences morales et politiques


Napoléon Bonaparte, Conversations sur le christianisme, 
préface de Jean Tulard, 
éditions du Rocher, 
25 septembre 2014

Entre 1836 et 1838, Robert-Antoine de Beauterne, ancien lieutenant de la chasse impériale à tir et porte-arquebuse de l’Empereur, fait chevalier de l’Empire en 1810, publie à Versailles où il était né en 1748, Mort d’un enfant impie dont la neuvième et dernière livraison s’intitulait Mort de Napoléon religieux. Malgré son titre la livraison ne retient guère l’attention. En 1840, le même Beauterne fait paraitre desConversations religieuses de Napoléon, récit authentique de sa mort chrétienne – avec des documents inédits de la plus haute importance où il révèle, lui-même sa pensée intime sur le christianisme, et des lettres de MM. le cardinal Fesch, Montholon, Hudson Lowe, Marchant (sic) etc. Beauterne a cette fois bien choisi son moment, celui du retour des cendres de Napoléon ordonné par le roi Louis-Philippe. Développée en France depuis 1814, la légende noire de Napoléon est à bout de souffle, le mouvement romantique, Hugo en tête, s’étant emparé de Napoléon devenu le Prométhée moderne enchaîné sur son rocher de Sainte-Hélène. Un immense intérêt, une vive compassion entourent désormais sa figure. [...]

Napoléon confie à Gourgaud le 28 janvier 1817 : «L’idée d’un Dieu est la plus simple : qui a fait cela ? Là est un voile que nous ne pouvons lever, c’est hors la perfection de notre âme et de notre entendement. C’est d’ordre supérieur. L’idée la plus simple est d’adorer le soleil qui féconde tout… La religion a été enfantée par les hommes.» 

Les notes de Bertrand, autre compagnon de l’exil, prises à chaud, à l’inverse des «récits» de Montholon, ne confirment pas toujours les assertions de Beauterne. 

Mais il est vrai que Napoléon recut, le 1er mai, l’extrême-onction de l’abbé Vignali. 

Toutefois Bertrand qui le consigne, a observé un peu avant : «l’Empereur paraît dire qu’il n’y a rien après.» Toutefois Bertrand avoue : «Il ne faut pas que l’on puisse dire que cet homme si fort, mourut comme un capucin.» 

Il semble que Napoléon ait voulu respecter les convenances. 

Première phrase de son testament : «Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine dans le sein de laquelle je suis né il y a plus de cinquante ans.» 

La tradition est sauve. Pour le reste c’est l’affaire de sa conscience.

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