La confession est-elle morte ?
Par Terence K. O’Leary
Les confessionnaux sont vides. Les pécheurs se sont éclipsés. Ou devrais-je dire : « le péché s’est éclipsé » ? Ce n’est pas un jugement, juste une observation, mais je ressens de façon poignante un manque de ce que j’appellerais « la conscience du péché » parmi les catholiques actuels. Nous semblons avoir assimilé le concept séculier que la notion de péché se présente comme démodée, éventuellement psychologiquement handicapante, ou que le sentiment de culpabilité pour de mauvaises actions (ou de mauvaises pensées) est émotionnellement débilitant. Par conséquent, nous assistons à l’élimination virtuelle du mot « péché » dans la société. Nous ne voulons pas blesser l’estime de soi de qui que ce soit. Les catholiques, peut-être involontairement, ont apporté de l’eau au moulin de ce non sens.
On voit des concubins aller communier, apparemment impunément. Dans les écoles publiques, durant les cours d’hygiène, nos enfants apprennent que la masturbation est « normale » (comme si moyenne mathématique équivalait à absolution). On leur dit que l’avortement est une procédure médicale légitime, comme si médical signifiait parfait. Certains adultes traînant des décennies de ressentiment contre les autres n’ont apparemment aucun problème à permettre à ces sentiments auto-destructeurs de suppurer et à ignorer le concept chrétien de base d’un pardon inconditionnel.
Notre jeunesse semble avoir presque universellement adopté l’idée que la sexualité pré-maritale est acceptable. Les politiciens catholiques pro-choix considèrent les sacrements avec une flagrante ostentation de la démesure, prétendant en toute ignorance que l’avortement est affaire de conscience. Les supporteurs de foot applaudissent quand un membre de l’équipe adverse manque d’avoir la tête séparée du corps. Le mariage semble dans bien des cas être aussi sérieux que ne l’était « sortir avec quelqu’un » quand j’étais dans l’enseignement supérieur. Et ainsi de suite.
Notre pape insiste sur la nécessité d’accueillir les indifférents et de les conforter dans le catholicisme.
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