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viernes, 30 de junio de 2017

What follows is a list of 95 propositions calling out, Luther-like, some contemporary mistakes and misconceptions in our cultural outlook in the same way that Pope Pius IX did in 1864


A Syllabus of Errors: An Update In Ninety-Five Sentences


BY JAMES SORIANO


On October 31, 1517, a 34-year-old Catholic priest affixed a notice of disputation, consisting of ninety-five theses, to the door of the castle church in the German town of Wittenberg.

That act has come to be seen down the ages as a dramatic gesture of defiance and an open declaration of rebellion. It was not. Martin Luther’s act was an academic challenge for disputing certain practices (primarily indulgences) within an institution in need of reform.

Today the rigid orthodoxy of a liberal and leftist ideology prevails on throughout the land. This ideology does not have a central idea or doctrine, but is rather a noxious compound of related tendencies and opinions, including the application of radical doubt, the acceptance of moral relativism, and the imposition of political correctness. It scorns tradition and mocks the good. It silences unfashionable opinion. It stifles. It bullies. It emphasizes will over reason and ends over means. Its logic is to expand and to co-opt, for to come to rest would be its undoing. It expands in two ways: aggressively, by denouncing or ridiculing any idea that does not conform to itself, and subtly, by using social pressure and convention to implant its errors into individual and institution alike.

What follows is a list of 95 propositions calling out, Luther-like, some contemporary mistakes and misconceptions in our cultural outlook in the same way that Pope Pius IX did in 1864 with his Syllabus of Errors—a collection of false ideas condemned in previously published papal documents. Many propositions in the list below may sound familiar for they are widely, if unconsciously, held views. Many are simply leftist lies. Here is a short catalogue of wrongheadedness. It could be longer. There is more where this came from. 


I. On God
II. On the Universe
III. On Religion
IV. On Human Nature
V. On Natural Law
VI. On Society
VII. On Sexuality and Marriage
VIII. On Education
IX. On the State and Civil Law

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La tentation de se soumettre aux critères de respectabilité idéologique qui viennent du camp d’en face

Pas de refondation de la droite sans refondation idéologique

Article rédigé par Matthieu Bock-Côté


Dans un entretien au Figaro, l’essayiste québécois Mathieu Bock-Côté déclare :

"Dans Le JDD, Xavier Bertrand a dénoncé la «dérive identitaire» de la droite et de Laurent Wauquiez. Le débat s’est trop concentré sur «la France identitaire», affirme-t-il. Partagez-vous ce constat?

Il fallait s’y attendre: la pression idéologique et médiatique contre ce qu’on pourrait appeler la question identitaire n’a jamais cessé, et ceux qui veulent avoir une place avantageuse dans le système médiatique ont tout avantage à partager cette vision des choses. Qui dénonce la dérive identitaire s’assure d’une place enviable dans la grande famille des respectables. Il faut faire attention au vocabulaire: qu’est-ce qu’une dérive identitaire, sinon la manière qu’a la gauche de parler de toute tentative de renouer avec une définition un peu substantielle de la nation française en réintroduisant dans la citoyenneté les mœurs, la culture, le mode de vie, la mémoire? On réduit alors la question identitaire à une forme de xénophobie ne disant pas son nom. Le terme même de dérive est porteur: il présuppose un éloignement du courant central de la démocratie. Il y aurait quelque chose de fondamentalement suspect avec le désir de réenracinement des peuples: on ne veut y voir qu’un repli sur soi, une fermeture à l’autre, une crispation frileuse devant une époque qui nous invite plutôt à embrasser la mondialisation.

Xavier Bertrand, qui n’est pas un homme sans valeur, et qui revendique sa filiation avec Philippe Séguin, tombe ici dans un piège idéologique. C’est celui dans lequel la droite tombe régulièrement depuis plusieurs décennies, soit la tentation de se soumettre aux critères de respectabilité idéologique qui viennent du camp d’en face. On accepte à l’avance qu’il y aurait des sujets sulfureux: alors on s’en éloigne et on les concède à ceux qui voudront bien s’en emparer. Mais qui détermine si un sujet est sulfureux ou non? D’une génération à l’autre, on cède toujours plus de terrain. C’est une erreur: jamais la droite ne sera assez respectable pour la gauche. Toujours, elle devra donner de nouveaux gages. Mais jamais, elle n’en fera assez. Et toujours, elle s’inhibera un peu plus. À terme, elle se coupe de ses électeurs qui eux résistent plus spontanément au politiquement correct. Ils seront tentés d’aller voir ailleurs si on s’intéresse à eux. C’est une histoire que nous connaissons bien.

La question de l’identité est-elle un «faux débat» comme le suggère Bertrand ou une angoisse réelle qui traverse la société française?

Il faut un certain culot pour décréter que la question identitaire est un faux débat, alors qu’elle canalise une angoisse de dépossession partout présente en Occident, et qui transforme en profondeur la vie politique. Qu’on le veuille ou non, la peur de devenir étranger chez soi hante notre époque et elle n’a rien d’une panique identitaire, pour reprendre le dernier slogan à la mode qu’on veut nous faire prendre pour un concept. Elle est fondée. Une certaine sociologie militante entend pourtant faire barrage au réel: pour elle, la question identitaire ne serait qu’une thématique propre à l’extrême droite, comme on le dit dans la novlangue progressiste. Autrement dit, celui qui aborde cette question ne s’intéresse pas aux inquiétudes qui façonnent la société contemporaine non plus qu’aux effets terribles de la décomposition culturelle d’une communauté politique: il signe son allégeance au camp des proscrits, ceux dont on ne parle qu’en nous mettant en garde contre eux. Il faut pourtant revenir aux choses simples: une société qui voit ses grands symboles historiques discrédités, qui pousse l’hétérogénéité identitaire jusqu’à l’éclatement culturel, qui voit ses mœurs moquées et même agressées, qui connaît une mutation démographique significative, qui voit ses frontières moquées, qui voit sa souveraineté de plus en plus corsetée, est en droit de se questionner sur son identité et sur les transformations de ce qu’on appellera son être historique. Le système médiatique est parvenu à neutraliser politiquement cette question ces derniers mois, à la chasser de la présidentielle, mais elle resurgira. En fait, elle resurgit déjà.

Xavier Bertrand s’en prend également à Sens commun. Est-ce la droite conservatrice qui est visée?


À chaque défaite, il faut un bouc émissaire. En 2012, c’était Patrick Buisson. On l’a pendu sur la place publique. On l’a transformé en théoricien méphistophélique qui se serait infiltré au cœur du pouvoir pour faire basculer la France du mauvais côté de la force, en libérant les puissances obscures de l’identité. Il suffisait de le bannir pour que la droite lave sa réputation, à condition de ne plus recommencer. C’est ce qu’on pourrait appeler la théorie du complot vu de gauche. En 2017, c’était le tour de Sens commun, qu’on a caricaturé en mafia intégriste catholique prenant d’assaut la droite pour la soumettre à une entreprise de reconfessionnalisation de la France. Il fallait lui faire porter la responsabilité de la défaite. C’était même le bouc émissaire idéal: c’était une force militante jeune et sans leaders connus. Encore une fois, c’est la tentation de la purge qui s’exprime. On veut éliminer de la droite sa part médiatiquement infréquentable. Sauf qu’il suffit de porter attention à Sens commun pour constater que cette caricature est grossière et je me demande si ceux qui se livrent à de telles accusations y croient vraiment. On peut parfaitement être en désaccord avec Sens commun ou du moins, avec certaines parties de son programme, sans sentir le besoin de diaboliser ce mouvement, qui est aussi un vecteur de mobilisation politique pour la jeune génération. Cette jeune génération entre en politique en contestant le matérialisme ambiant et l’économicisme des générations précédentes. Elle souhaite investir des préoccupations nouvelles dans la démocratie française. Il semble bien que pour certains, ce soit impardonnable.

À travers ce mouvement, est-ce la droite conservatrice qui est visée?

Naturellement. On ne la laisse plus se définir elle-même: on la caricature, on lui prête des idées qui ne sont pas les siennes. On croit aussi lui déceler des arrière-pensées inavouables. S’il faut liquider le conservatisme et le priver de toute légitimité politique, c’est qu’on souhaite ramener la droite dans le périmètre de la respectabilité médiatique: on la souhaite gestionnaire, modérément libérale, passionnément comptable. Elle ne doit jamais remettre en question les finalités de la gauche mais seulement marcher moins vite qu’elle, comme si elle réclamait seulement le droit d’être progressiste à son propre rythme. Une bonne partie de la droite, et probablement une part dominante de ses élites, adhère à l’imaginaire du progressisme et souhaite y adhérer officiellement, d’autant qu’avec Macron il s’est affranchi, du moins pour un temps, du folklore socialiste.

Cet entretien annonce le retour de la guerre des chefs à la veille de l’élection du nouveau président des Républicains. La refondation idéologique doit-elle précéder cette élection?

Alors disons-le clairement: il n’y aura pas de refondation politique de la droite sans refondation idéologique. Le travail intellectuel des dernières années n’a connu qu’une traduction politique bien partielle – évidemment, ce travail intellectuel, qui est bien amorcé philosophiquement, devra tenir compte des nouvelles circonstances, la macronie n’est pas la hollandie. Cela dit, il n’est pas certain qu’on puisse dissocier la refondation idéologique de la droite du renouveau de son leadership: en politique, les idées s’incarnent, elles doivent être portées par ceux qui sont à la conquête du pouvoir. On imagine mal un parti décider d’une doctrine pour ensuite demander à celui qui portera ses couleurs de simplement s’en emparer.

Quels doivent être les principaux chantiers d’éventuels futurs «états généraux» de la droite?

La droite doit manifestement, à chaque élection, se questionner sur l’essentiel: qui est-elle? A-t-elle une identité politique propre ou n’est-elle qu’une non-gauche? A-t-elle son propre imaginaire, son propre univers de référence? A-t-elle sa propre idée de l’homme? Elle devra répondre à ces questions. [...]"

Source : Salon Beige


www.libertepolitique.com



Roger Scruton: "Creo que hay una tristeza creada por la Revolución que nunca se ha ido. Como el duelo de haber perdido la batalla, una nostalgia."



Roger Scruton defiende la Tradición: «Hay una tristeza creada por la Revolución que nunca se ha ido»



A sus 73 años, Roger Scruton es uno de los más respetados exponentes del pensamiento conservador contemporáneo dentro y fuera del Reino Unido
, es uno de los grandes críticos sustanciales de la cultura moderna, de su orientación hacia la izquierda y de su capacidad de reconversión a pesar de sus fracasos en la realidad. Como Chesterton, aboga por el amor alegre a la realidad y a la vida ordinaria.

ReL


Intelectual británico y autor de una abundante obra, Roger Scruton describe, libro a libro, los contornos de un auténtico pensamiento conservador. Ser conservador no significa mirar a una época dorada del pasado, sino negarse a sacrificar la vida ordinaria a los espejismos del progreso. Islamismo, populismo y liberalismo: el autor pasa revista a los desafíos a los que se enfrenta Occidente. Contrariamente a los clichés que ofrecen una imagen ceñuda de la persona conservadora, Scruton nos ofrece una alegre lección de vida en esta entrevista concedida a Le Figaro.

-Hace unos meses nos esperábamos el triunfo de Theresa May. ¿Cómo se explica el relativo fracaso de los tories en las legislativas? ¿Los ingleses ya no son conservadores"?


-En mi opinión, Theresa May ha sido incapaz de explotar la situación que había heredado: ha sido elegida primer ministro a falta de otra opción, sin haber sido realmente elegida. Le falta carisma y ha llevado a cabo una campaña deshilvanada. El resultado ha sido una réplica del voto por el Brexit: se ha elegido el conservadurismo, sin la convicción de todo el electorado. No sé si los ingleses son conservadores, pero hay que reconocer que los escoceses no lo son y que su voto siempre es, al final, decisivo. Lo que es asombroso es que Jeremy Corbyn, a pesar de su espantoso carácter de izquierdista posmoderno, haya recibido la proporción de votos que ha recibido. Como sucede en Francia, todo en nuestro país, incluida la política, es volátil y fugaz.

-Emmanuel Macron estima que la nueva fractura es la que existe entre los "conservadores" y los "progresistas". ¿Considera usted que esta fractura es más pertinente que la fractura entre derecha e izquierda?

-El problema de la política es que a menudo es binaria. El progreso contra el regreso, el futuro contra el pasado, los que son abiertos contra los que son cerrados: frecuentemente, los que definen las oposiciones son los que quieren salir vencedores. Son clichés. Yo defiendo el progreso en la ciencia, la tradición en las artes, la continuidad en la moral y hacer sólo lo estrictamente necesario en política. En situación de paz y de relativa opulencia, creo que la política debe permanecer en su sitio. Para mí, esto es conservadurismo.

»En relación al progreso, es un eslogan. Fue utilizado por los jacobinos, los fascistas y los comunistas, que se veían a sí mismos como instrumentes del futuro. El futuro es una excusa para cometer gran cantidad de crímenes. Es un ídolo que exige el sacrificio de los hombres del presente. El pasado no es una excusa para los crímenes del presente. Es lo que se ha conseguido, y no exige ningún sacrificio. El pasado es mucho más inofensivo que el futuro. El progreso lo justifica todo, mientras que la Tradición no exige ninguna justificación. Desde un punto de vista racional, la idealización del futuro es extremadamente peligrosa.

-Se acusa a menudo al conservador de ser una persona ceñuda, replegada en sí misma, triste y nostálgica. ¿Se puede ser un conservador alegre?

-Desde luego. Para mí el conservadurismo ¡es la filosofía del amor! El amor de lo que existe, de lo que poseemos y hemos heredado. Cuando amamos de verdad aceptamos las imperfecciones del objeto de nuestro amor. Esta aceptación de la vida ordinaria, que es el fundamento del conservadurismo, puede ser feliz. Recordemos aChesterton: es el ejemplo del vividor conservador, su obra está llena de una tierna risa hacia la humanidad y su estupidez.

»Como intelectual he pasado mi vida entre gente de izquierdas porque estaba obligado. ¡Son las personas más tristes del mundo! Se detestan los unos a los otros, tienen enemigos en todas partes, rechazan el diálogo y les anima el resentimiento. ¿Qué hay de alegre en el marxismo grupuscular? ¿Qué alegría hay en los escritos deLenin? Hay un poco en los de Marx, pero es una alegría de tipo sarcástico…


-Parece que la alegría sea propia del conservadurismo británico. En Francia, la antimodernidad tiene algo de doloroso y trágico…

-Es muy complicado abordar el conservadurismo francés: está como enterrado en la literatura y el arte, pero no es explícito. En Viaje al fin de la noche, de Céline, los sentimientos de base son conservadores, pero la acción es totalmente sombría y negativa. Lo mismo pasa en Balzac, en el que el retrato social es conservador, pero también siniestro. Creo que hay una tristeza creada por la Revolución que nunca se ha ido. Como el duelo de haber perdido la batalla, una nostalgia.

-Sí. A esto se añade que el conservadurismo tiene tan mala prensa que ningún tipo de política osa definirse tal. ¿Sucede lo mismo en el Reino Unido?

-En el Reino Unido sólo el 10% de los universitarios votan al partido conservador y casi todos ellos estaban contra el Brexit. Pertenecen todos a la categoría cosmopolita de la sociedad y declaran estar contra la vida burguesa. Apoyando lo que decía John Stuart Mill, que declaró que "los conservadores son el partido estúpido", identifican el conservadurismo con el retraso y la estulticia. Para nosotros, conservadores, este tipo de declaración es lo que es estúpido. Además, en general, el conservador no puede disociar la política de una cierta forma de estupidez.

domingo, 25 de junio de 2017

1804 - Georges Cadoudal refuse la grâce de Napoléon ... 1993 Soljenitsyne évoque le soulèvement de la Vendée

Le 25 juin 1804 : exécution de Georges Cadoudal.


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Georges Cadoudal, le chef de chouannerie, refuse la grâce de Napoléon ; il est guillotiné place de Grève à Paris, après avoir prononcé la devise des insurgés vendéens : "Mourons pour notre Dieu et notre Roi".

Fils de Louis Cadoudal et de Jeanne Le Bayon, Georges naît le jour de l'an 1771 à Kerléano, petit village près d'Auray. Ce fils de meunier pense un moment entrer au séminaire, il fait ses études au Collège de Vannes. Lorsqu'en 1793, Danton et la Convention décrètent la levée en masse, Cadoudal refuse de se soumettre et participe à l'embrasement de la Bretagne royaliste. Il décide alors de rejoindre la Grande Armée Catholique et Royale de Vendée et se place sous les ordres de Stofflet. En 1795, Cadoudal prend le commandement des chouans du Morbihan. Devenant commandant de la Division d'Auray, le Morbihan en compte onze, Cadoudal mène de nombreuses actions qui paralysent les Bleus dans tout l'Ouest du Morbihan. Toute cette partie du département est sous son contrôle. Cadoudal rejette le cessez-le-feu conclu La Mabilais et continue seul le combat.

Furieux et impuissant face à l'échec du débarquement de Quiberon, Cadoudal se replie avec ses hommes. Il reprend tout de même Sarzeau à la fin1795 et Locminé en avril 1796. Hoche le force à accepter la paix. Nommé Commandant de l'Armée Catholique et Royale du Morbihan par le Comte de Provence, le futur Louis XVIII, Georges Cadoudal reprend le combat le 4 septembre 1797.
En février 1799, Cadoudal est invité à Paris par le Premier Consul Bonaparte à signer une paix définitive. L'entrevue est un échec et la guerre reprend. Cadoudal participe à l'attentat de la rue Saint-Nicaise, dit de la Machine infernale. Si Bonaparte en sort sain et sauf, la bombe fait vingt-deux tués. Réfugié en Angleterre, il revient à Paris avec trois autres hommes pour enlever le Premier Consul: Joyaut, Burbant et Gaillard. C'est au cours de cette action qu'il est capturé.et jugé avec dix autres de ses amis. Le 25 juin 1804, il monte à l'échafaud. Voir les chroniques du 1er janvier et du 21 juin.



Texte intégral du discours prononcé par Alexandre Soljenitsyne,  pour l'inauguration de l'Historial de Vendée .
Samedi 25 septembre 1993, aux Lucs-sur-Boulogne

« M. le président du Conseil général de la Vendée, chers Vendéens,

Il y a deux tiers de siècle, l'enfant que j’étais lisait déjà avec admiration dans les livres les récits évoquant le soulèvement de la Vendée, si courageux, si désespéré. Mais jamais je n'aurais pu imaginer, fût-ce en rêve, que, sur mes vieux jours, j'aurais l'honneur inaugurer le monument en l'honneur des héros des victimes de ce soulèvement.

Vingt décennies se sont écoulées depuis : des décennies diverses selon les divers pays. Et non seulement en France, mais aussi ailleurs, le soulèvement vendéen et sa répression sanglante ont reçu des éclairages constamment renouvelés. Car les événements historiques ne sont jamais compris pleinement dans l'incandescence des passions qui les accompagnent, mais à bonne distance, une fois refroidis par le temps.

Longtemps, on a refusé d'entendre et d'accepter ce qui avait été crié par la bouche de ceux qui périssaient, de ceux que l'on brûlait vifs, des paysans d'une contrée laborieuse pour lesquelsla Révolution semblait avoir été faite et que cette même révolution opprima et humilia jusqu'à la dernière extrêmité.

Eh bien oui, ces paysans se révoltèrent contre la Révolution. C’est que toute révolution déchaîne chez les hommes, les instincts de la plus élémentaire barbarie, les forces opaques de l'envie, de la rapacité et de la haine, cela, les contemporains l'avaient trop bien perçu. Ils payèrent un lourd tribut à la psychose générale lorsque fait de se comporter en homme politiquement modéré - ou même seulement de le paraître - passait déjà pour un crime.

C'est le XXe siècle qui a considérablement terni, aux yeux de l'humanité, l'auréole romantique qui entourait la révolution au XVIIIe. De demi¬-siècles en siècles, les hommes ont fini par se convaincre, à partir de leur propre malheur, de que les révolutions détruisent le caractère organique de la société, qu'elles ruinent le cours naturel de la vie, qu'elles annihilent les meilleurs éléments de la population, en donnant libre champ aux pires. Aucune révolution ne peut enrichir un pays, tout juste quelques débrouillards sans scrupules sont causes de mort innombrables, d'une paupérisation étendue et, dans les cas les plus graves, d'une dégradation durable de la population.

Le mot révolution lui-même, du latin revolvere, signifie rouler en arrière, revenir, éprouver à nouveau, rallumer. Dans le meilleur des cas, mettre sens dessus dessous. Bref, une kyrielle de significations peu enviables. De nos jours, si de par le monde on accole au mot révolution l'épithète de «grande», on ne le fait plus qu'avec circonspection et, bien souvent, avec beaucoup d'amertume.
Désormais, nous comprenons toujours mieux que l'effet social que nous désirons si ardemment peut être obtenu par le biais d'un développement évolutif normal, avec infiniment moins de pertes, sans sauvagerie généralisée. II faut savoir améliorer avec patience ce que nous offre chaque aujourd'hui. II serait bien vain d'espérer que la révolution puisse régénérer la nature humaine. C'est ce que votre révolution, et plus particulièrement la nôtre, la révolution russe, avaient tellement espéré.

La Révolution française s'est déroulée au nom d'un slogan intrinsèquement contradictoire et irréalisable : liberté, égalité, fraternité. Mais dans la vie sociale, liberté et égalité tendent à s'exclure mutuellement, sont antagoniques l'une de l'autre! La liberté détruit l'égalité sociale - c'est même là un des rôles de la liberté -, tandis que l'égalité restreint la liberté, car, autrement, on ne saurait y atteindre. Quant à la fraternité, elle n'est pas de leur famille. Ce n'est qu'un aventureux ajout au slogan et ce ne sont pas des dispositions sociales qui peuvent faire la véritable fraternité. Elle est d'ordre spirituel.

Au surplus, à ce slogan ternaire, on ajoutait sur le ton de la menace : « ou la mort», ce qui en détruisait toute la signification. Jamais, à aucun pays, je ne pourrais souhaiter de grande révolution. Si la révolution du XVIIIe siècle n'a pas entraîné la ruine de la France, c'est uniquement parce qu'eut lieu Thermidor.

La révolution russe, elle, n'a pas connu de Thermidor qui ait su l'arrêter. Elle a entraîné notre peuple jusqu'au bout, jusqu'au gouffre, jusqu'à l'abîme de la perdition. Je regrette qu'il n'y ait pas ici d'orateurs qui puissent ajouter ce que l'expérience leur a appris, au fin fond de la Chine, du Cambodge, du Vietnam, nous dire quel prix ils ont payé, eux, pour la révolution. L'expérience de la Révolution française aurait dû suffire pour que nos organisateurs rationalistes du bonheur du peuple en tirent les leçons. Mais non ! En Russie, tout s'est déroulé d'une façon pire encore et à une échelle incomparable.

De nombreux procédés cruels de la Révolution française ont été docilement appliqués sur le corps de la Russie par les communistes léniniens et par les socialistes internationalistes. Seul leur degré d'organisation et leur caractère systématique ont largement dépassé ceux des jacobins. Nous n'avons pas eu de Thermidor, mais - et nous pouvons en être fiers, en notre âme et conscience - nous avons eu notre Vendée. Et même plus d'une. Ce sont les grands soulèvements paysans, en 1920¬-21. J'évoquerai seulement un épisode bien connu : ces foules de paysans, armés de bâtons et de fourches, qui ont marché sur Tanbow, au son des cloches des églises avoisinantes, pour être fauchés par des mitrailleuses. Le soulèvement de Tanbow s'est maintenu pendant onze mois, bien que les communistes, en le réprimant, aient employé des chars d'assaut, des trains blindés, des avions, aient pris en otages les familles des révoltés et aient été à deux doigts d'utiliser des gaz toxiques. Nous avons connu aussi une résistance farouche au bolchévisme chez les Cosaques de l'Oural, du Don, étouffés dans les torrents de sang. Un véritable génocide.

En inaugurant aujourd'hui le mémorial de votre héroïque Vendée, ma vue se dédouble. Je vois en pensée les monuments qui vont être érigés un jour en Russie, témoins de notre résistance russe aux déferlements de la horde communiste. Nous avons traversé ensemble avec vous le XXe siècle. De part en part un siècle de terreur, effroyable couronnement de ce progrès auquel on avait tant rêvé au XVIIIe siècle. Aujourd'hui, je le pense, les Français seront de plus en plus nombreux à mieux comprendre, à mieux estimer, à garder avec fierté dans leur mémoire la résistance et le sacrifice de la Vendée ».
Alexandre SOLJÉNITSYNE

sábado, 24 de junio de 2017

The answer to the healthcare conundrum is not be found in Congress or in the White House, or in any draconian centre of usurped power

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We need to find ways in which healthcare provision can serve the common good, ways in which it serves our neighbor, even our weakest and poorest neighbor, as well as serving ourselves. In short, we need a healthcare solution that abides by the principle of solidarity as well as the principle of subsidiarity. The answer to the healthcare conundrum is not be found in Congress or in the White House, or in any draconian centre of usurped power; it is to be found on our own doorstep, in our own homes and in the homes of our neighbors... [MORE]


by Bradley Birzer
C.S. Lewis’ assent and ascent to Christianity would be laborious and always deeply intellectual, guided and influenced by Catholicism even as the Romanists repulsed him. Born into a culturally Protestant Northern Irish family, Lewis carried his family’s anti-Catholic prejudices with him throughout much, if not all of his life... [MORE]

Have the depths of truthlessness been fathomed and found terrifying? Has fake news exposed the wasteland lying beyond our postmodern pastures? It might be too early to say, but the present recoil from fake news might prove that we are not quite ready to abandon the values we once thought so completely debunked. Truth might still stand a chance... [MORE]


by Richard Weaver
Responsible rhetoric is a rhetoric responsible primarily to the truth. It measures the degree of validity in a statement, and it is aware of the sources of controlling that it employs. As such, it is distinct from propaganda, which is the distortion of the truth for selfish purposes. In this connection, I always like to think of Francis Bacon’s statement "Rhetoric no more teaches man to support bad causes than logic teaches them to reason fallaciously..." [MORE]


by Miguel Monjardino
Liberal arts, taught correctly, are essential in a liberal democratic republic. There aren’t that many such republics in the world. The U.S. is the oldest and most successful of them. It’s also one of the most improbable. As for the future, the U.S. will have to make difficult choices, as any country does. A liberal arts education can prepare citizens for life in a republic that cherishes its liberty... [MORE]




Osservatorio Gender - Ultime notizie - Continuano in tutta Italia le parate gay

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L'incoerente impegno "etico" di Lush
L'azienda del sapone "a pezzi" Lush è da sempre in prima linea nel dimostrare il proprio impegno a  favore della causa LGBT+. Tale dedizione per i "diritti" omosessuali deriva dal fatto che Lush si posiziona sul mercato come un brand etico che produce cosmetici equosolidali e, rigorosamente, fatti a mano, da qui il suo impegno nella […]
   
Nel 2018 arriva a Trento il "Pride delle Dolomiti"
Dopo Udine, il Gay Pride del Nord Est per il 2018 farà tappa a Trento. Ad annunciarlo è stato il presidente di Arcigay del Trentino Paolo Zanella dichiarando: "E' arrivato il momento, dopo Venezia, Verona, Treviso e Udine, ora tocca a noi".  
   
A proposito del Gay Pride – di Sandro Bordignon
Il 2018 sarà un anno di grande interesse. Si svolgeranno le elezioni provinciali, ci sarà l'adunata degli Alpini e, – sembrerebbe -, avremo il "piacere" di ospitare il Gay Pride nazionale.  
   
Dal 28 giugno al 2 luglio arriva il "Palermo Pride"
Continuano in tutta Italia le parate gay. Sabato 1 luglio sarà la volta dell'ottava edizione "Palermo Pride" che quest'anno avrà come tema "I corpi tra politica, desiderio, diritti e trasformazioni", dove oltre alla tradizionale sfilata sono previste incontri, tavole rotonde e giornate di studio di "normalizzazione" LGBT+.  
   
Caso padre Livio: l'Ordine dei Giornalisti processa la Bibbia
«È stato interessante ascoltare l'intervento introduttivo di Monica Cirinnà. Questa qui, mi sembra un po'  la donna del capitolo diciassettesimo dell'Apocalisse, la Babilonia insomma, che adesso brinda con prosecco alla vittoria (ride). Signora, arriverà anche il funerale, stia tranquilla. Glielo auguro il più lontano possibile, ma arriverà anche quello».  
   
Bologna: avvisaglie di gender diktat?
Martedì 20 giugno, nella città più gay friendly d'Italia, i Cobas (comitati di base della scuola), assieme ad altre 17 associazioni della galassia del Partito Democratico, hanno svolto un presidio davanti all'Ufficio Scolastico Regionale (USR).  
   


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