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martes, 6 de noviembre de 2018

Retrouvez le plus fort de l'actualité sur Le Salon Beige

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Macron n'aime ni l'Histoire de France ni ses chefs militaires et veut brader sa souveraineté
Les preuves sont si nombreuses qu'il devient difficile de suivre les déclarations et actes d'Emmanuel Macron. Le président de la république arrive néanmoins a se faire retourner dans leurs tombes respectives le maréchal Pétain et le général De Gaulle. Acte I : Macron envisagerait de partager l’arme nucléaire avec l’Allemagne. “(…)  l’article en question traitait d’une question taboue depuis des décennies mais ouvertement posée outre-Rhin depuis quelques mois : …
Pour la justice, tuer un fœtus de 8 mois n'est pas un crime
Lu ici : "Une femme de 38 ans a été interpellée (...) à Mantes-la-Ville, par les policiers du commissariat (…) Les enquêteurs la soupçonnent d’être l’auteur des coups de couteau portés sur une femme de 31 ans jeudi après-midi (…) Sa victime, enceinte de huit mois et hospitalisée dans un état grave, a perdu son bébé à la suite de ses blessures. Lors de son audition, l’agresseuse a expliqué avoir agi sous le coup de la jalousie. Ancienne femme du mari de la victime, elle …
Déconstruction de la France : l'Alsace réunie va devenir "collectivité européenne d’Alsace"
Si l'unification des deux départements alsaciens est une évidence identitaire et un souhait partagé par les Alsaciens, le choix du nouveau nom décidé par le gouvernement et les élus alsaciens relève de la déconstruction nationale au profit d’un fédéralisme européen  : “C’est une victoire pour l’Alsace. Cette région qui avait officiellement disparu le 1er janvier 2016 lors du passage de 22 à 13 régions, va se …
Un lopin de terre agricole offert pour la naissance du troisième enfant
Le gouvernement italien n'aura pas tardé à prendre de bonnes initiatives en faveur de la Famille : "Le gouvernement populiste italien veut encourager la natalité en offrant un terrain agricole aux parents qui auront un troisième enfant dans les prochaines années, ont rapporté aujourd’hui les médias italiens. La mesure, élaborée par la Ligue (extrême droite) et insérée dans le projet de budget 2019, prévoit d’offrir une concession …
Ni mondialisme, ni communisme, ni empire ou dictature européenne, juste une Europe des nations fondée sur ses racines chrétiennes
Excellent discours de Viktor Orban qui sait de quoi il parle. Extrait : Mesdames et messieurs, Ceux qui dominent Bruxelles aujourd’hui sont ceux qui en lieu et place de l’alliance des Nations souhaitent un empire européen. Un empire européen dont les dirigeants ne seraient pas choisis par les peuples, mais qui serait dirigé par les bureaucrates bruxellois. Nous en sommes aujourd’hui au point que dans de nombreux pays, les partisans …

Samedi - Dimanche : Voir tous les articles du jour Sam. / Dim.

Daesh inflige une lourde défaite aux Kurdes dans l’est de la Syrie
Analyse d'Antoine de Lacoste : Au début du mois de septembre, la coalition internationale, menée par les Etats-Unis, avait annoncé à grands renforts de publicité l’assaut final contre l’un des derniers réduits de Daesh dans l’est de la Syrie. C’était à Hajine, dans la province de Deir es-Zor. Le début de l’offensive ne s’était pas trop mal passé. Les Kurdes, regroupés avec quelques combattants arabes (anciens islamistes recrutés par les Américains) au sein des Forces Démocratiques Syriennes (FDS) avaient progressé de plusieurs kilomètres …

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Lettre à Guillaume Goubert sur l’affaire Gaulmyn

Je tiens à vous dire que je suis scandalisé par l'éditorial d'Isabelle de Gaulmyn sur le référendum irlandais. Comme chrétien, et même simplement comme être humain, je trouve monstrueux que l'on puisse affirmer dans un quotidien qui se dit catholique que certaines vies valent plus que d'autres. Je ne vois d'ailleurs pas comment éviter, avec ce présupposé, la justification de l'euthanasie des "inutiles", comme l'on disait sous le IIIe Reich. Ce scandale est aggravé par l'éviction de Thibaud Collin, qui ne faisait que rappeler la loi naturelle et l'enseignement constant de l'Eglise. Je ne vois qu'une solution pour mettre fin à ce douloureux scandale: rouvrir le blogue de Thibaud Collin et publier un éditorial précisant l'attachement de "La Croix" à la dignité de toute personne humaine.

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Cela se dit parfois, mais cela doit se dire davantage: nous sommes en guerre.C’est une guerre planétaire : aucun endroit sur terre n’est à l’abri ; aucune frontière n’existe qui ne soit susceptible d’être transpercée.
C’est une guerre longue déjà. Elle était là le 11 septembre 2001, lors des attentats qui ont frappé New York et Washington. Elle était là, même, bien des années plus tôt : à Beyrouth en 1983, dans l’attaque contre les troupes françaises et américaines, ou à Munich en 1972, dans les crimes commis contre des athlètes juifs israéliens lors des Jeux Olympiques …

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Les différentes facettes du génie d'Alexandre Soljénitsyne


Terres de Mission n°99 : Alexandre Soljénitsyne : la vérité comme exigence



Source: www.lesalonbeige.fr

Eglise universelle - Alexandre Soljénitsyne : la vérité comme exigence


A l'occasion du centenaire de la naissance de l'auteur de "L'archipel du goulag", les éditions de l'Homme Nouveau consacrent un passionnant hors-série à la personnalité et à l'oeuvre du célèbre prix Nobel de littérature.

Philippe Maxence présente quelques unes des œuvres qui manifestent les différentes facettes du génie d'Alexandre Soljénitsyne à la fois romancier, historien et penseur politique. 

Il explicite, à partir d'exemples, ce que peut signifier : Ne pas vivre dans le mensonge, et illustre la place de la religion dans la vie de l'écrivain.




video ici: vimeo.com/

lunes, 5 de noviembre de 2018

Here we are, without enlightened statesmen at the helm and with passions giving great energy to an interest based in personal identity


A Tale of Two Democracies: Republicans and Democrats Between Aristotle and Locke

by JOSEPH KNIPPENBERG

In the fall of even-numbered years, I pretend to be a political scientist, that is, someone who knows what he’s talking about when it comes to electoral politics. I have to teach a class on campaigns and elections, and there are a couple of local reporters who want to talk to me about state and municipal elections. So I pull my nose out of a book and pay more attention than usual to the political horse races.

Earlier this week that meant attending a Q&A session on campus with a Democrat seeking to unseat our current Republican state representative.

I suppose that it shouldn’t be surprising, given the attention “voter suppression” in Georgia has gotten in the national press, that our Democratic challenger spent some time discussing that issue. As anyone who doesn’t live in a cave knows, Democrats are opposed to voter suppression and Republicans gleefully engage in it. Our Democratic candidate said something that offered me a teachable moment, which I would have seized in a political philosophy class, but not (I hasten to add) in a candidate-centered Q&A. In the course of arguing that we should always, always make voting easier, he took the opportunity to ridicule some Republican consultant who, in the course of defending a requirement that voters register a month before the election in which they plan to vote, insisted that voters should take the time to plan for and gain information about their participation. Heaven forbid that we should want voters to be informed before they cast their ballots! That’s undemocratic!

Whatever their ulterior motives (and both sides of course have them), the “Republicans” and “Democrats” here are articulating two different arguments for majority rule and “democracy.” The Republican argument is Aristotelian and the Democratic, Lockian.

Aristotle’s Democracy

The Aristotelian argument for democracy (for which the locus classicus is Politics, Bk. III, ch. 11) relies on our deliberative capacity, that is, on our willingness to converse with and learn from one another. Aristotle makes a nuanced case for gathering the collective judgment of a majority, to which each member contributes his or her particular expertise. To be sure, he concedes that not every majority is capable of this; we don’t all modestly stick to what we actually know and take the advice of others who know what we don’t. There are great difficulties here, some of which Aristotle explores and some of which he doesn’t. He does, for example, take up the claims of genuine expertise as against the collective judgment of the majority, leaving us with two tentative conclusions. The first points to the possibility of a kind of liberal education (the non-experts capable of comprehending and assessing the claims of experts). The second raises the question of whether the big political questions are matters of genuine knowledge or of, for want of a better term, taste. If you believe the former, the claims of liberal education and learning loom larger, requiring a well and liberally educated electorate to make democracy defensible. If you take the latter, well, de gustibus non est disputandum. The people’s choices rule, even if it means accepting the judgment that the best Mexican restaurant in the U.S. is Taco Bell. (As I’ll suggest shortly, this would lead us in the direction of Locke.)

One of the questions Aristotle doesn’t raise in this context is how I as a part of a deliberative majority would know when to talk and when (and to whom) to listen. Do I have to have knowledge of my ignorance (as Socrates claims in the Apology)? That would seem, maximally, to require philosophy and minimally, a kind of virtue that limits our self-conceit. And then there’s the issue of how the unwise would ever recognize the wise. How do I know if the claims made that are beyond my expertise are actually true? Do I just trust the self-proclaimed expert? These sorts of questions strike at the heart of the adequacy of consent as a (or the sole) principle of political legitimacy.

Thus the Republican argument, even if it’s not made in altogether good faith, points to some very interesting questions about how and under what conditions democracy can be a good (because smart) form of government. If the electorate is—within reasonable limits—knowledgeable and virtuous, democracy can earn the allegiance of those who care about the intelligent pursuit of genuine common goods. To be sure, this is a high bar that Aristotle concedes is rarely, if ever, reached.

Locke’s Democracy

The Democratic argument seems not to gesture in the direction of these high expectations, insisting simply that the people should be heard, apparently regardless of how well- or ill-informed they are. In one sense, the basis of this position is reminiscent of John Locke’s bottom-line argument for majority rule (see Second Treatise, ch. 8, sec. 96): we have to have a decision, and the majority has greater force than the minority. It’s not the wisdom or the virtue of the majority that carries the day, but its brute strength. Effective government reflects, because it depends upon, the greater force of the community, which is found in the majority. Before I tell them the whole story, I often provoke my students by telling them that Locke’s argument for democracy is that might makes right.

But there is a bit more to this argument, which we can see by considering the following passage from Hobbes’sLeviathan (ch. 8): “A plain husbandman is more prudent in affairs of his own house than a privy councilor in the affairs of another man.” What Hobbes means is that each of us is the best judge of what’s good for himself or herself. I’m better acquainted with my interests and my circumstances than is anyone else, and certainly care more about them than anyone else does. If that’s really the only kind of political knowledge that matters—knowledge of how the meal tastes to me—then the people who want Taco Bell government should be able to get Taco Bell government. Those of us who want a more sophisticated or authentic meal should recognize that we’re speaking only for ourselves, and cannot effectively substitute our tastes for those of the majority. That is, as Hobbes reminds us in Leviathan, ch. 15, a losing proposition. Not only are there “very few who are so foolish that they had not rather govern themselves than be governed by others,” but “when the wise in their own conceit contend by force with them who distrust their own wisdom, do they always, or often, or almost at any time get the victory.”

What we have here is not democracy as discursive deliberation about the common good, but rather the collective pursuit (or defense) of private goods. The question is if there is any relationship between these private goods, which Hobbes and Locke say ordinary people understand so well, and any sort of genuinely common good such as Aristotle argues distinguishes a real city from its distorted simulacra. It is certainly possible to argue that public provision of the basic conditions of prosperity, along with security (compare Adam Smith, Wealth of Nations, Bk. V with Aristotle, Politics, Bk. 3, ch. 9) secures the conditions for an essentially private (and hence privately judged) pursuit of happiness. The people may not have the expertise to decide how to secure those conditions, but they’re certainly capable of judging soundly if they’re better off than they were four years ago. If voting, as the real political scientists say, is retrospective, then there really is very little one has to learn before casting a ballot. If I feel happy or angry enough to cast a ballot, I should be permitted to do so with as little fuss as possible.

Madison’s Democracy

We could now take a happy Madisonian turn, expressing confidence that the diversity of interests facilitated by our large commercial republic would help meliorate the potential “violence of faction.” Anxious selfish minorities would leap at the opportunity to compromise, accepting half a loaf rather than none at all, thereby producing “the permanent and aggregate interests of the community,” a reasonable simulacrum of the common good. While it might lack the elevated aspiration of Aristotle’s model, he might prefer it to the realistically available alternatives.

I wish I could stop here, but I can’t. Our Democratic candidate isn’t waging a pocketbook campaign in our affluent suburban district, but one that opens with a “cultural’ gesture. He cut his teeth in politics lobbying against religious liberty legislation. There seems to be no room, in his view, for compromise on these issues. His identity and dignity are at stake. We have moved from the sobriety of Madison’s version of Lockian majoritarianism—coalitions of anxious minorities focused largely on material concerns –to something quite different—coalitions of triumphalist identity-based minorities convinced that they can marginalize their opponents without any serious fear of payback down the road.

I am loath to say that this outcome was inevitable once we moved from Aristotle’s vision of democratic deliberation to Locke’s prospect of essentially untutored and immediate majority interest. But here we are, without enlightened statesmen at the helm and with passions giving great energy to an interest based in personal identity. If the Republicans aren’t serious Aristotelians but merely oligarchs, they will deservedly lose. The Democrats’ democracy is much scarier, much closer to Madison’s nightmare vision of factionalism and not all that far removed from the demagogic unity that Aristotle regarded as democracy at its worst.

Joseph Knippenberg

Joseph Knippenberg is professor of politics at Oglethorpe University.

Source: www.lawliberty.org

domingo, 4 de noviembre de 2018

It looks like Brazil is about to have a very good Finance Minister

Can Brazil’s New President Copy the Chilean Miracle?

Brazil appears to be a tragic example of what happens when societal capital erodes (or never gets established in the first place) and too many people in the country see government as a vehicle for redistribution.
That environment leads to statist policies.
Which presumably helps to explain why Brazil is ranked #144 in Economic Freedom of the World. That’s not as low as some of its neighbors, such as last-place Venezuela (#162) or close-to-lastArgentina (#160), but it’s still miserable. The country definitely deserves to be in the “Least Free” group.
Today’s question is whether Brazil also belongs in the “give up hope” group. In other words, has the country passed a “tipping point” of big government?
I’ve previously speculated whether the United States eventually may reach that point, and I definitely think it’s a relevant issue for states like Illinois and nations such as Greece.
A few weeks ago, I would have put Brazil in the same category. But the nation just elected Jair Bolsonaro, a right-populist who promises to shake things up when he takes power.
Mauricio Bento of Brazil’s Instituto Mercado Popular explains that Bolsonaro won in part because of a weak economy.
Most of the coverage from international media has been simplistic and is mostly repeating cliches, such as calling him the “Brazilian Trump”…you might have read about how “terrible” Bolsonaro is, and you might be wondering how he managed to win by such a wide margin. …In the last four years, Brazil has been in a deep economic crisis, suffering from double-digit unemployment rates and a lack of confidence that a recovery is coming.
And in part because his opponent, Fernando Haddad, wanted to undo a handful of recent pro-growth reforms and make Brazil more like Venezuela.
Michel Temer…passed some important reforms, such as the spending cap amendment and the labor law reform… Haddad sought to repeal Temer’s reforms and increase government spending and taxes. This made many business owners and investors support Bolsonaro.
Since I am a big fan of the spending cap that was approved in late 2016, I’m glad that Haddad didn’t win.
But should anybody be happy that Bolsonaro won? I don’t know the answer to that question, but it looks like Brazil is about to have a very good Finance Minister.
The UK-based Financial Times has an encouraging report.
For Brazil’s new finance minister Paulo Guedes, the government of far-right president-elect Jair Bolsonaro could represent a “Pinochet” moment for Latin America’s largest economy.  Mr Bolsonaro, who won elections last Sunday, ending almost 15 years of leftwing rule, will take over a moribund economy burdened by a bloated public sector when he assumes office on January 1. …The Chilean dictator’s solution was a dose of Milton Friedman-style free market economics from University of Chicago-trained academics. Mr Bolsonaro is considering the same medicine in the form of Mr Guedes, who has a doctorate from Chicago… For supporters of Mr Bolsonaro, the 69-year-old Mr Guedes’ uncompromisingly free market view of the world is the only answer. “Liberals know how to do it,” Mr Guedes once said.
Since pro-market reforms turned Chile into the “Latin Tiger,” let’s hope Guedes is serious.
He definitely has a pro-growth agenda.
Mr Guedes — who first considered joining Mr Bolsonaro’s campaign only last year — has repeatedly said his priority is to end Brazil’s 7 per cent fiscal deficit through privatisations of the country’s 147 state-owned enterprises. ..Mr Guedes’ other plans include a radical simplification of Brazil’s tax system, one of the world’s most convoluted, and reforming the country’s costly pension system, which is threatening to overwhelm the budget.
Sounds like Guedes has the right ideas. Assuming Bolsonaro does what is right for his country (such as much-needed pension reform), Guedes could be the Jose Pinera of Brazil.
Here’s a chart from Economic Freedom of the World. It shows how economic liberalization produced a dramatic increase in freedom between 1975 and 1995. Chile is now ranked #15 for economic liberty. Brazil, by contrast, has slowly lost ground since a period of pro-market reform between 1985 and 2000.
I’ll close with a video that was released before the recent Brazilian election.
It’s directed to mushy-headed young people in America, but it neatly summarizes how Brazil go in trouble.
A great video. I especially appreciate the indirect endorsement of my Golden Rule. The criticisms of former President Lula also are spot on, though I once expressed perverse admiration for him.
In any event, let’s hope President-Elect Bolsonaro give Mr. Guedes free rein to bring economic liberty to Brazil.
P.S. Bolsonaro is good on gun rights, so that’s a positive sign.




Christian worship is surely a cosmic liturgy, which embraces both heaven and earth


The Relationship of the Liturgy to Time and Space

sábado, 3 de noviembre de 2018

En 1955, notre culture hongroise chrétienne qui pendant mille ans a produit les générations les unes après les autres, risquait de se désintégrer, de s’effondrer et d’être atomisée par la barbarie communiste.


Discours du Premier ministre Viktor Orbán
à l’occasion du 62e anniversaire de la Révolution et Lutte pour la Liberté de 1956

Budapest, 23 octobre 2018

Chers participants, mesdames et messieurs,

Selon un règle mathématique, si l’on multiplie deux nombres négatifs, leur produit est toujours un nombre positif. C’est une réalité difficile à saisir. Si l’on traduit cette étrange vérité en langage historique, les contours de l’Histoire hongroise se dessinent à nos yeux. Pratiquement chacune de nos révolutions et luttes d’indépendance ont eu une issue négative ; défaite, sacrifice, répression. Et pourtant, de tout cela est ressorti un résultat positif : la survie, la patrie et la liberté. C’est un vrai mystère, évoqué par chacune de nos fêtes nationales.





Mesdames et messieurs,

En 1955, les troupes soviétiques quittaient l’Autriche. Cela faisait alors 10 ans que nous vivions sous l’occupation soviétique. En Hongrie, la terreur, la tyrannie et la déportation, rythmaient nos vies. Chacun ressentait que si les choses devaient continuer ainsi, notre culture hongroise chrétienne qui pendant mille ans a produit les générations les unes après les autres, risquait de se désintégrer, de s’effondrer et d’être atomisée par la barbarie communiste. Cette terrible situation semblait catastrophique. En un demi-siècle, nous avions perdu par deux fois les deux tiers du territoire hongrois et les millions de Hongrois y vivant, et là, voilà que pointait le danger d’anéantissement de ce qui restait de la Hongrie, cœur de la Hongrie historique. Le Hongrois n’est pas un joueur, il ne joue pas au hasard avec sa patrie, et ne s’engage pas volontiers dans une aventure douteuse. S’il le faut, il peut se battre sans espoir, mais préfère si l’héroïsme et le bon sens sont de son côté. Les combattants de liberté de 56 ont apporté une sage décision. Les Soviétiques s’étaient retirés d’Autriche, les communistes hongrois se combattaient les uns les autres, et le monde libre occidental nous enjoignait de passer à l’action et nous assurait de son soutien. Pile, le désespoir de l’annihilation, face, une opportunité unique, qui ne se répétera pas. Il fallait essayer. Et ils ont essayé, d’une manière propre aux Hongrois. Avec un courage méprisant la mort, mettant derrière nous nos querelles, dans une unité totale et le cœur pur. Avec une unité digne de celle dont nous avons fait preuve lors de la conquête de notre patrie, avec un courage méprisant la mort tel que celui de la bataille de Belgrade contre les Ottomans, et avec un cœur pur comme en mars 1848. Gloire aux héros !

Mesdames et messieurs,

Au fur et à mesure que nous nous éloignons de 1956, nous avons parmi nous de moins en moins d’acteurs et de témoins de ces jours de révolte. Nous avons du dire adieu à beaucoup de vétérans avec qui nous avons célébré ces événements l’an dernier. Les Gars de Pest sont devenus des grands-pères, et les rangées d’arbres de Corvin köz [un des lieux emblématique des combats de 56, ndlt] dont les feuilles avaient alors absorbé la fumée de la poudre sont maintenant bien larges. Mais tous les ans nous nous réunissons, qu’il pleuve ou qu’il vente, et il en sera ainsi tous les 23 octobre, tant que des Hongrois vivront sur terre. Faludy l’a bien dit : 1956 pour nous n’est pas un souvenir ou de l’Histoire, c’est notre cœur et notre colonne vertébrale. 34 ans de dictature communiste ont suivi 56 en Hongrie. Il faut bien vivre. Nous vécûmes, comme nous le pouvions. Ce n’était il y a pas si longtemps, nous nous en souvenons encore : chape de plomb, mauvais compromis, faux-semblants, dissimulations, regards anxieux, cœurs fermés et manque de confiance. Le rude quotidien des dictatures dégrade en général la dignité humaine, et même après leur échec, il reste souvent un vide, un manque de vitalité et de la médiocrité. C’est de cela que nous avons été sauvés, nous autres Hongrois. C’est de cela que les combattants de la liberté de 56 nous ont sauvé. Nous sommes reconnaissants que notre sort n’ait pas été d’avoir comme souvenir 50 ans de brouillard. Nous n’avons pas reçu en exemple, pour suivre notre voie, la faiblesse humaine et la discorde, mais le courage, l’héroïsme et la grandeur. C’est ainsi que nous, Hongrois, avons pu être fiers de notre patrie même sous l’oppression communiste.

Mesdames et messieurs,

Nous autres Hongrois sommes les meilleurs quand il s’agit de geindre, personne ne nous bat lorsqu’il s’agit de se plaindre, et nous, Hongrois, savons le plus sincèrement du monde nous lamenter sur nous même. Nous sommes de grands maîtres lorsqu’il s’agit de mettre en chanson le désespoir et le désarroi, même notre hymne dit “La liberté ne fleurit point, hélas ! dans le sang des victimes !”. Et pourtant nous voilà, mil cent ans après la conquête de notre patrie, mil ans après la fondation de notre État chrétien, une des plus vieilles nations d’Europe, ayant survécu invasions et envahisseurs. Les empereurs de l’énorme empire romain germanique, les khans de l’immense empire mongol, les sultans de l’encore plus immense empire ottoman, et plus tard, les secrétaires généraux des Soviets du plus immense des empires, voulaient tous notre fin. Nous avons pourtant tenu, au milieu de cette mer sans fin de Germains et de Slaves. N’est-ce pas là un succès historique ? Mesdames et messieurs, voilà la mathématique de l’Histoire hongroise : la multiplication de nombreux moins a au final donné du positif.

Mesdames et messieurs,

Le mystère de la survie des Hongrois est inexplicable. La source des miracles reste en général inaccessible aux curieux esprits humains, mais les cœurs peuvent ressentir quelques-unes des causes. Une des raisons de la survie des Hongrois doit se trouver dans l’éternel héroïsme hongrois. Lors de la défense du château de Eger face aux Ottomans, le commandant Dobó a réagi aux menaces de sièges en accrochant son cercueil noir sur les créneaux ; Szondy s’est battu comme un lion jusqu’au dernier souffle ; Zrínyi a endossé sa plus belle tenue pour sa dernière sortie du château assiégé de Szigetvár ; “Longue vie à la patrie !” fut le dernier cri du premier Premier ministre de Hongrie, alors qu’il faisait face au peloton d’exécution. Et voilà les combattants de la liberté de 56. Nés dans les années 30, adolescents ou dans leur vingtaine, ces Gars de Pest qui ont reçu de la vie guerre, fenêtres obscurcies, terreur, pleurs nocturnes, chevaux morts dans les rues, abris souterrains et le Siège de Budapest. Puis, après la guerre, l’occupant soviétique, les ruines de villes criblées de balles et bombardées. Un pays, leur patrie, qui ne leur avait encore rien donné. Une Nation qui ne leur a jamais rien donné d’autre que de partager les souffrances. Mais quand la première lueur d’espoir fit son apparition, quand le recouvrement de la liberté pour leur patrie sembla être possible, lorsqu’une chance est apparue pour arracher leur nation à sa camisole, lorsqu’une maigre espérance que la Hongrie redevienne un pays hongrois s’est dessinée, ils ont su ce qu’ils avaient à faire, et y sont allé sans réfléchir. Les Gars de Pest, qui jamais rien n’avaient reçu de leur patrie étaient prêts à tout lui donner. Ils ont bien leur place dans le panthéon de l’héroïsme hongrois.


Mesdames et messieurs,

Quand après un demi-siècle d’occupation soviétique et d’oppression communiste, nous avons récupéré notre liberté, et que nous avons pu souffler hors de nos poumons l’air rance des camarades, nous pensions que nous étions rentrés chez nous. La Hongrie appartient depuis 1.000 ans à l’Europe chrétienne. Nous sommes l’Europe. Car nous sommes restés européens même lorsqu’à Yalta, nous avons été vendus, ou qu’en 56 nous avons été abandonnés. Après le départ des Soviétiques, nous avons ressenti le retour du calme et que, finalement, notre Histoire, notre culture et notre situation politique à l’échelle mondiale rentraient en ordre. Nous pensions pouvoir retrouver notre place en Europe. Dans cette famille des Nations libres, qui repose sur la culture chrétienne, la conscience nationale et les fondamentaux de la dignité humaine. Tout semblait si bien rentré dans l’ordre. Nous n’aurions jamais cru, même en rêve, que 29 ans après la libération des Nations enchaînées, l’effondrement du mur de Berlin, et la réunion du continent européen déchiré en deux, les peuples européens, et parmi eux, nous-mêmes, auraient à prendre part à une épreuve de force comme nous n’en avons pas connu depuis longtemps. Nous n’aurions jamais, même en rêve, imaginé que l’Europe ne serait pas menacée par une force militaire extérieure, que ce ne seraient pas les États-Unis ou la Russie qui la menaceraient, mais bien elle-même. Qui aurait cru que sur le plus petit continent du globe, riche de la culture la plus florissante, des techniques les plus modernes, des meilleures écoles du monde, du niveau de vie le plus élevé que l’humanité n’ait jamais atteint, puissent en quelques années être en déclin et se traîner au bord du précipice ?

Mesdames et messieurs,

Les Européens naissent fils d’une Nation. Lorsqu’il naît, l’Européen est allemand, français, italien, polonais ou hongrois. C’est l’Histoire et l’ordre naturel des choses. Lorsque un bambin prononce ses premiers mots, il les dit en polonais, en croate, en suédois, en anglais ou en hongrois, et c’est pour ça que l’Europe diffère des autres continents. L’Europe est la patrie des Nations, et non pas un creuset. Qui eu cru après cela que les idées impérialistes qui ont déjà ravagé l’Europe tant de fois allaient resurgir ? Qui eu cru que d’autres voudraient nous dire avec qui vivre dans notre propre patrie ? Qui eu cru que sur la base de fausses accusations, la Hongrie et la Pologne seraient attaquées, la Roumanie et la Slovaquie seraient menacées, ainsi que l’Italie ?

Mesdames et messieurs,

La grandeur, la force et la gloire de l’Europe proviennent des Nations à la fois coopérantes et en compétition les unes avec les autres. Les Nations respectaient les droits des unes et des autres, protégeaient les intérêts de leurs citoyens, savaient bien coopérer et travaillaient ensemble sous la bénédiction de la paix, de la prospérité et de la sécurité. La passion dans le cœur des patriotes a donné sacrifices, dons de soi, avancées scientifiques et œuvres d’art. Nous, Hongrois, avons rejoint une telle Europe il y a une décennie et demie, nous avions rejoint une Europe des Nations. Nous avons accepté l’invitation d’Helmut Kohl et de Jacques Chirac, pas celle de Bonaparte ou du IIIe Reich. Nous, Hongrois, avons assez souffert des empires. Chacun a voulu faire de nous de bons sujets. Ils n’ont pas compris que nous avons une patrie, et que la patrie n’a pas des sujets, mais des fils. Ils ont depuis peut-être appris que la Hongrie repère de loin les velléités impérialistes, et rejettent les gouverneurs tôt ou tard – dans le meilleur des cas.

Mesdames et messieurs,

L’Europe n’a pas été menée sur une mauvaise route par les nations conscientes d’elles-mêmes, mais par les velléités impérialistes. Les expériences de construction d’empires et leurs instigateurs sont responsables des horribles guerres du XXe siècle, des océans de douleur et des différents ravages de l’Europe florissante. Le national socialisme et le socialisme international, le fascisme et le communisme, tous ont eu des velléités impérialistes : idéaux supranationaux, création dans des creusets d’hommes nouveaux, profits sans précédents, et une gouvernance mondiale – impériale – pour garantir tout ça. Voilà ce qu’était, et semble être encore, la grande tentation qui pénètre encore et encore les âmes des puissants d’Europe. Aujourd’hui à Bruxelles, ils jouent de nouveau des airs impériaux. Il est vrai que c’est un air différent que ce qui se faisait avant. Ils ne conquièrent plus par les armes aujourd’hui. Nous savons bien que Bruxelles n’est pas Istamboul, ni Moscou, ce n’est pas le Berlin impérial, ni même Vienne. Jamais rien n’a été conquis depuis Bruxelles, ils n’ont qu’administré des colonies. Mais, nous, n’avons jamais été une colonie, ni colonisateur, nous n’avons jamais pris la patrie d’autrui ; et c’est pour cela que nous ne voulons donner la nôtre à personne.
Des milliers de personnes réunies pour le discours du Premier ministre hongrois Viktor Orbán le 23 octobre 2018 devant le fameux musée traitant des terreurs fascistes et communistes, la Maison de la Terreur. Photo : Gouvernement hongrois

Mesdames et messieurs,

Ceux qui dominent Bruxelles aujourd’hui sont ceux qui en lieu et place de l’alliance des Nations souhaitent un empire européen. Un empire européen dont les dirigeants ne seraient pas choisis par les peuples, mais qui serait dirigé par les bureaucrates bruxellois. Nous en sommes aujourd’hui au point que dans de nombreux pays, les partisans de l’empire européen sont au pouvoir. C’est pourquoi nous savons à quoi ressemblera ce Meilleur des Mondes si cela ne tient qu’à eux. Apparaissent en nombre croissant des hommes en âge de se battre, venus des quatre coins du monde, et qui façonnant à leur image les villes européennes de notre vivant, transformant les Européens autochtones, lentement mais sûrement, en minorité. La terreur devient partie intégrante de la vie des grandes villes. La manipulation politique se basant sur l’État de droit devient quotidienne. La liberté de parole et de presse se limitent à leur opinion.

Mesdames et messieurs,

Ceux qui veulent faire de l’Union européenne un empire européen sont tous sans exception partisans de l’immigration. Ils ont fait de l’acceptation de l’immigration l’étalon de l’européanité, et attendent que chaque pays et chaque peuple deviennent sans délai multiculturels. Aujourd’hui nous le voyons, malgré leurs forces policières et militaires considérables, ils n’ont volontairement pas défendu l’Europe des masses migratoires. Si nous en avons été capables, ils auraient pu l’être également. Ce ne sont pas les capacités qui ont manqué, mais la volonté. L’élite bruxelloise et autres dirigeants antinationaux considèrent l’immigration comme une chance et une option, encore aujourd’hui. Une chance pour transformer l’Union européenne des Nations en empire monolithique, multiculturel et aux peuples mélangés. Une Europe sans États-nations, une élite coupée de ses racines nationales, un consortium de multinationales, et une coalition des spéculateurs financiers. Voilà qui serait le paradis de George Soros.

Mesdames et messieurs,

Nous sommes en octobre, mais tout le monde en Europe pense à mai prochain. Les élections du Parlement européen au mois de mai décideront du sort de l’Europe. Les peuples européens vont devoir décider de leur avenir. Nous autres Hongrois ne pouvons rester silencieux. Si le message n’est pas clair, il est alors impossible de se rassembler, même derrière la cause la plus importante et la plus juste. Il faut donc nous élancer en premier, et faire appel à ceux qui croient en l’Europe des Nations. Il faut faire voler haut le drapeau de l’Europe libre et forte. Choisissons l’indépendance et la coopération des Nations face au gouvernement mondial et à son contrôle. Rejetons l’idéologie mondialiste et soutenons à sa place la culture du patriotisme. Si l’univers bariolé des différentes nations peuple le monde, celui-ci en sera plus riche, et l’humanité, peut-être meilleure. Nous croyons que chaque nation est particulière, unique à sa façon, et peut illuminer le coin du monde qui lui a été confié. C’est ce en quoi nous croyons, et c’est d’ailleurs pour cela que nous nous sommes révoltés en 1956. Nous adorons notre culture, qui maintient et protège notre liberté. Nous croyons dans les familles fortes, nous considérons comme exceptionnelles nos traditions et notre Histoire, nous célébrons nos héros, et plus que tout, nous aimons notre patrie. Nous ne voulons et nous n’allons pas y renoncer pour faire plaisir à un quelconque empire ou gouvernement mondial. Nous ne voulons pas effacer nos sentiments patriotiques, mais au contraire, les renforcer, et même, les libérer, afin qu’ils permettent aux Hongrois d’exprimer les capacités et les talents qui sont en eux. L’Histoire nous enseigne que dans les pays souverains, la liberté est préservée, la démocratie dure, et la paix règne.

Mesdames et messieurs,

Pensons aux combattants de la liberté de 56, remémorons-nous les Gars de Pest, choisissons le futur du patriotisme et de la fierté nationale !

En avant la Hongrie, en avant les Hongrois !