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domingo, 21 de febrero de 2016

POR LA LEGALIZACIÓN DEL «MATRIMONIO» HOMOSEXUAL


El cardenal Pell acusa a David Cameron de adoptar una «forma venenosa de liberalismo moral radical»


El cardenal australiano George Pell ha acusado al Primer ministro británico, David Cameron, de adoptar una «forma venenosa de liberalismo moral radical». En el prólogo de «La nación que olvidó a Dios», una colección de ensayos editados por Sir Edward Leigh, parlamentario británico, y Alex Haydon, el cardenal critica el empeño de Cameron en legalizar los «matrimonios» entre personas del mismo sexo en 2014.
(Catholic Herald) «Cameron ha adoptado esa forma venenosa de liberalismo moral radical que ha socavado la vitalidad religiosa de muchas comunidades cristianas, y además ha avalado las debilidades y los errores que dañan e incluso llegan a destruir a la familia», asegura el cardenal.

«Su confusión es la típica de muchos cristianos. Y no dice nada bueno de esos líderes cristianos que nunca levantan un dedo para resistirse a los cantos de sirena». El cardenal, Prefecto del Secretariado económico de la Santa Sede, enfatiza que no cree que el Primer Ministro tenga la intención de minar el Cristianismo. Escribe:
«Son las mismas palabras del papa Francisco, comentando las intenciones de introducir este tipo de «matrimonio» en su país de origen: No seamos ingenuos: esto no es una simple lucha política, este es un intento para destruir el plan de Dios. No quiero decir que el primer ministro está conscientemente luchando por ello. Al contrario, teniendo presente sus muchas referencias positivas hacia el Cristianismo e incluso hacia Nuestro Señor, parece creer que está cooperando con el plan de Dios al aprobar esta ley».
«Si Piers Paul Read apeló a una fuente de confianza cuando atribuyó al primer ministro la frase de que Nuestro Señor Jesucristo estaría a favor de los derechos de los gays, solo puedo decir que esto no puede considerarse una forma lógica de hacer política basada en la realidad. Un cambio legal semejante está completamente en contra del núcleo de las creencias de la corriente principal de todas las iglesias cristianas, incluyendo la suya propia».
El cardenal explica por qué se mete en la política de Gran Bretaña

El cardenal explicó que sus advertencias representan «una ruptura de mi manera habitual de actuar fuera de Australia, al procurar no hacer comentarios directos sobre situaciones locales». Dijo que ha hecho una excepción porque el libro está «destinado fundamentalmente al mercado nacional» australiano y «las victorias y las derrotas en el conflicto por el alma de la sociedad británica, aún tienen importantes consecuencias por doquier en el mundo de habla inglesa».

«Las pérdidas en Gran Bretaña pueden ser peores en Australia e incluso en los Estados Unidos, por no mencionar a todos los demás países anglófonos», escribió.

Traducido por “Laudetur IesusChristus” del equipo de traductores de InfoCatólica


The liberal intelligentsia has refused to accept the given–ness ofhuman existence. It has made life, and in particular political life, into a kind of intellectual experiment


How to Be a Non-Liberal, Anti-Socialist Conservative


by Roger Scruton

Post-war intellectuals have inherited two major systems of political thought with which to satisfy their lust for doctrine: liberalism and socialism. It is testimony to the persistence of the dichotomizing frame of mind that, even in Eastern Europe, the “world conflict” that endured for seventy years was frequently seen in terms of the opposition between these systems. And because they are systems, it is often supposed that they are organically unified—that you cannot embrace any part of one of them without embracing the whole of it. But let it be said at the outset, that, from the standpoint of our present predicament, nothing is more obvious about these systems than the fact that they are, in their presuppositions, substantially the same. Each of them proposes a description of our condition, and an ideal solution to it, in terms which are secular, abstract, universal, and egalitarian. Each sees the world in “desacralized” terms, in terms which, in truth, correspond to no lasting common human experience, but only to the cold skeletal paradigms that haunt the brains of intellectuals. Each is abstract, even when it pretends to a view of human history. Its history, like its philosophy, is detached from the concrete circumstance of human agency, and, indeed, in the case of Marxism, goes so far as to deny the efficacy of human agency, preferring to see the world asa confluence of impersonal forces. The ideas whereby men live and find their local identity—ideas of allegiance, of country or nation, of religion and obligation—all these are, for the socialist, mere ideology, and for the liberal, matters of “private” choice, to be respected by the state only because they cannot truly matter to the state.Only in a few places in Europe and America can a person call himself a conservative and expect to be taken seriously. The first task of conservatism, therefore, is to create a language in which “conservative” is no longer a term of abuse. This task is part of another, and larger, enterprise: that of the purification of language from the insidious sloganizing which has taken hold of it. This is not a simple enterprise. Indeed, it is, in one sense, the whole of politics. As the communists realized from the beginning, to control language is to control thought—not actual thought, but the possibilities of thought. It is partly through the successful efforts of the communists—aided, of course, by a world war which they did not a little to precipitate—that our parents thought in terms of elementary dichotomies. Left-Right, Communist-fascist, socialist-capitalist, and so on. Such were the “terms of debate” that we inherited. To the extent that you are not “on the Left,” they implied, then to that extent are you “on the Right”; if not a Communist, then so much nearer fascism; if not a socialist, then an advocate of “capitalism,” as an economic and political system.

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Read more: www.theimaginativeconservative.org



XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique


24 février 1956 : rapport secret de Khrouchtchev


Les délégués du XXe Congrès du Parti Communiste d'URSS s'apprêtent à quitter la salle après dix jours de débats sans surprise.

Nikita Khrouchtchev, Premier secrétaire du parti, leur demande alors de se rasseoir et, pendant quatre heures, va leur lire un rapport secret sur les crimes de Staline, son prédécesseur...

Rapport de Khrouchtchev au XXe Congrès du PCUS






Bataille de Verdun, du 21 février au 13 décembre 1916.


L'enfer de Verdun



Aucune tragédie n'a autant marqué la mémoire des Français que la bataille de Verdun, du 21 février au 13 décembre 1916.

Les deux tiers des soldats français de la Grande Guerre y participèrent chacun à leur tour avec le sentiment que la France jouait sa survie à cet endroit.

Pourtant, cette bataille ne fut pas la plus meurtrière du conflit...


Les Allemands pilonnent les positions françaises avec 1225 pièces d'artillerie. Le lundi 21 février 1916 vers 7 heures, un obus explose dans la cour du palais épiscopal de Verdun. C'est le début d'une bataille inhumaine, l'opération, baptisée Gericht (tribunal) par les Allemands, va durer dix mois.  
A 7h30 du matin, les fantassins allemands, commandés par le chef d'état-major Erich von Falkenhayn, se lancent à l'assaut des forts et des tranchées de Verdun. Les trois divisions françaises présentes sont pilonnées par l'artillerie allemande pendant neuf heures et sur près de quinze kilomètres. La puissance de feu est telle que la colline appelée "Côte 304" perd sept mètres de hauteur. Les premières positions de la rive Sud de la Meuse sont prises par les troupes allemandes. Des déserteurs allemands ont parlé de 100 heures de bombardement. Le 3ème bureau français (conduite des opérations) se moquera éperdument des renseignements recueillis par le 2ème bureau. 
Toutefois la veille, le dimanche 20, le général de Castelnau alerté par Jacquand, son ancien subordonné, suivant sa propre logique, prenant au sérieux les renseignements reçus, et à contre-courant de tous, fait prélever dans les Vosges le 20e CA pour le faire diriger sur Bar-le-Duc et promet l'arrivée du 1er en provenance de Vitry. 
Adjoint de Joffre au GQG, il arrive en urgence à Verdun où l'état-major est en pleine débandade. C'est lui, et non Pétain arrivé plus tard, qui donne au nom du commandant en chef, les premiers ordres pour organiser la résistance à Verdun en février 1916. La riposte française est ensuite dirigée par le général Philippe Pétain. La bataille de Verdun prend fin 10 mois plus tard, le 15 décembre 1916. 
Le bilan est un des plus lourds de la Première Guerre mondiale : 700 000 morts.

sábado, 20 de febrero de 2016

« La France sera chrétienne jusqu’à la fin des temps... souvent elle tombera, mais chaque fois Dieu la relèvera.. ».




Un lecteur du SB (merci MV) a réalisé un entretien avec Jean François Chemain. Le voici :

Vous enseignez dans une Zone d’Education Prioritaire, quelles ont été les réactions dans vos classes suite aux attentats du 13 novembre ?

Les élèves étaient très choqués et inquiets pour l’avenir, même si une toute petite minorité faisaient les malins en prenant des postures de guérilleros. Ce qu’il faut bien savoir, c’est que ces enfants – ils ont entre 11 et 14 ans – sont encore très malléables, leurs idées ne sont pas construites, même s’ils sont soumis à des influences familiales, sociales, religieuses... Il en faudrait peu pour que le plus grand nombre « tombe » du bon côté, celui de l’amour de la France... Il leur suffirait des maîtres en qui ils aient confiance et qui se donneraient pour mission de le leur transmettre.

Quelle est la place de l’islam dans votre établissement et comment cela se manifeste-t-il ?

L’islam est omniprésent, c’est le seul lien entre des enfants d’origine très diverse – Maghreb, Turquie, Balkans, Afrique subsaharienne, et même Français convertis, qui sont nombreux : il joue le rôle que voudrait jouer la « République », mais elle est à leurs yeux un concept abstrait alors que l’islam s’incarne dans une multitude de codes, de pratiques... C’est aussi le principal vecteur de contestation d’une institution – le collège – qui ne fait pas grand chose pour se faire aimer : collège unique qui emprisonne jusqu’à 16 ans ceux qui rêvent d’aller travailler, comme on pouvait le faire de mon temps à partir de 12 ans, intrusions « laïques » dans la conscience des jeunes en leur faisant la promotion de la contraception, de l’IVG, programmes scolaires privilégiant l’autoflagellation au nom de la colonisation, de l’esclavage, de la Shoah... Les élèves jurent en permanence sur La Mecque et le Coran, se croient obligés de tomber, « à tout bout de champ », dans des surenchères destinées à se prouver les uns aux autres qu’ils « en sont », le prosélytisme est omniprésent et « naturel », touchant aussi bien les autres élèves que les enseignants – j’en ai été plusieurs fois l’objet... L’islam occupe, la plupart du temps sans aucune agressivité, mais « gentiment », tout l’espace.

Vous êtes dans un établissement public, comment envisagez-vous la laïcité et son enseignement au public qui est le vôtre ?

Qu’appelle-t-on « laïcité » ? La vraie laïcité ou le laïcisme sectaire qui est la conception de l’Education Nationale ? J’ai montré dans mon livre Une autre Histoire de la Laïcité quecelle-ci n’est pas, comme on nous le raconte, et comme on voudrait que je le raconte, le combat bicentenaire de l’Etat pour se libérer de la tutelle de l’Eglise, sous l’influence des Lumières, mais au contraire le combat bimillénaire de l’Eglise pour échapper à la sacralisation de l’Etat qui veut instrumentaliser la religion comme outil de cohésion sociale et d’accès aux consciences, les Lumières ayant été un pas de plus dans cette conception. Mes élèves, qui sont loin d’être idiots, perçoivent souvent le discours scolaire sur la laïcité comme un christianisme qui n’ose pas dire son nom , ce en quoi ils ont raison, car dire « nous sommes laïcs » c’est dire nous sommes de civilisation, de culture chrétienne. Ils le voient aussi comme une forme d’islamophobie cachée, et là encore ils n’ont pas tort, car l’anthropologie qui sous-tend nos valeurs « républicaines » est chrétienne, et s’oppose sur certains points à celle de l’islam. Prenons un exemple : le judaïsme pose des interdits alimentaires, l’islam aussi – à peu près les mêmes – tandis que le christianisme les rejette expressément (Matthieu 15, 11). Dire que tout le monde doit manger la même chose à la cantine, ce n’est pas « neutre », c’est chrétien. Je crois que ça soulagerait les élèves d’entre ce discours de vérité, mais j’ignore dans quelle mesure on est en droit de le tenir, tant la position de l’Education Nationale en est éloignée.

Vous avez écrit un livre sur la vocation chrétienne de la France, pensez-vous que la France fille aînée de l’église soit toujours d’actualité ?

J’ai montré dans ce livre que, si la France a bien été appelée « fille aînée de l’Eglise » par de nombreux papes, elle a régulièrement tenté de se soustraire à ce fardeau. Notre pays semble souffrir d’un « complexe de Jocaste », qui est celui du meurtre de la mère pour prendre sa place : il se positionne en contre-Eglise, qui aurait pour mission de répandre la « bonne parole » des « valeurs républicaines » dans le monde, tout en réduisant l’Eglise au silence. J’ai montré dans une récente tribune publiée dans le Figaro Magazine que nos « clercs » (politiques, journalistes, intellectuels...) se prennent souvent pour des « curés », au mauvais sens du terme, donneurs de leçons, inquisiteurs et volontiers tartuffes.

Quelle est la place de l’islam dans une telle perspective ?

Il vient compter les points dans une querelle de famille millénaire. Il sert en effet l’Etat dans sa lutte contre l’Eglise, en l’obligeant à « taper » sur elle pour ne pas avoir l’air de ne le faire que sur lui, et aussi en lui permettant de relativiser l’influence de celle-ci, reléguée au rang de l’une des « autorités religieuses » du pays. Mais il ne voit pas que, ce faisant, c’est la racine même des « valeurs républicaines » qu’il scie.

Etes-vous confiant dans l’avenir de la France à court et long terme ?

A court terme, je ne suis pas du tout confiant, je suis même désespéré. Nos « clercs » sont à des années-lumière d’adhérer à cette vision en vérité de la France et de sa relation avec l’Eglise catholique, qui l’a pourtant faite ce qu’elle est, préférant laisser la place au « tout autre »... Le prix à payer pour autant d’erreurs et de mensonge sera forcément très lourd. Je m’attends à un « pire » qui dépasse l’imagination... A long terme, je suis pris entre le « vieil homme » qui a fait une thèse d’Histoire romaine, et une autre de Droit romain, et qui sait donc bien que les civilisations millénaires, et qui se croient éternelles, peuvent en quelques décennies disparaître à tout jamais, et ne plus valoir, comme Byzance, que 3 heures de cours dans le programme d’Histoire de 6ème... Et « l’homme nouveau », qui se souvient du Testament de saint Rémi : « la France sera chrétienne jusqu’à la fin des temps... souvent elle tombera, mais chaque fois Dieu la relèvera.. ».

Vous avez récemment publié votre thèse d’Histoire consacrée à la pratique du cautionnement à Rome sous le titre « l’argent des autres », sujet en apparence bien aride. Avez-vous cependant pu y trouver des éléments en lien avec vos réflexions sur la France, la chrétienté ou la laïcité ?

Ce sujet de la pratique du cautionnement à Rome peut en effet paraître aride, mais il n’en est rien. J’ai été passionné de découvrir que les Romains de la République finissante y avaient largement recours pour financer les nombreux dysfonctionnements de leur époque : surendettement des familles, et surtout des hommes d’Etat, mainmise des hommes d’affaires sur la politique, afin de mettre la main sur les marchés publics, et d’influencer la politique étrangère de Rome dans le sens de leurs intérêts, corruption électorale, détournement de l’intérêt du peuple vers les jeux qu’on payait à crédit, achat des soutiens dans une interminable succession de guerres civiles qui conduisit les Romains, inventeurs de la République, à y renoncer pour retrouver la paix et la prospérité... C’est tout cela que raconte L’Argent des Autres...

Biographie

Né en 1961, Jean-François Chemain est diplômé de l'IEP de Paris, docteur en Droit, agrégé et docteur en Histoire. Il a exercé pendant une dizaine d'années le métier de consultant international dans plusieurs cabinets anglo-saxons, avant de devenir cadre dirigeant dans un grand groupe industriel français. Depuis 2006, il a choisi d'enseigner l'Histoire, la Géographie et l'Éducation Civique dans un collège de ZEP. Il a été fait chevalier de l'ordre national du Mérite en 2012. Jean-François Chemain a publié La vocation chrétienne de la France en 2010, Kiffe la France en 2011, Une autre histoire de la laïcité en 2013 et L'argent des autres, en 2015 aux Editions Via Romana

Le programme idéologique de la « dictature du relativisme ».


La loi Taubira est une première victoire du techno-nihilisme




Philippe Darantière, qui publie Le techno-nihilisme aux presses de la Délivrance, répond à Nouvelles de France :

"Le titre de votre livre, « Le Techno-Nihilisme », est mystérieux et le mot inconnu. D’où vient-il et que désigne-t-il ?

Ce mot désigne l’idéologie au pouvoir aujourd’hui. Le Pape Benoît XVI avait dénoncé en 2005 la « dictature du relativisme ». J’ai cherché à comprendre le programme idéologique de cette dictature. Je suis arrivé à la conclusion qu’il s’agit d’un totalitarisme d’un genre entièrement nouveau. Il est nihiliste parce qu’il proclame que la vie n’a ni sens ni cause, mais que seule la satisfaction des désirs est la réalité. Il est technocratique, puisqu’il assigne à la technique la mission de faire advenir cette réalité, quelle qu’en soit le prix. Le techno-nihilisme a définitivement chassé les questions de morale et de spiritualité du champ social où il exerce sa domination.

Selon vous, le techno-nihilisme n’est pas une idéologie politique. Comment comprendre cela ?

J’observe que le politique, en premier, a prétendu s’affranchir de la morale et chasser la religion de la sphère publique. De Machiavel à Marx et Adam Smith, l’histoire des idées politiques poursuit cet objectif. Il se trouve que le politique lui-même a finalement été chassé à la périphérie du pouvoir. Il a été remplacé par une force stratégique qui s’exprime principalement dans les relations marchandes. Cette domination des forces du marché est observée partout. Elle frappe toute chose de son impératif :aucun désir humain ne doit être insolvable, dès lors que la technique peut le rendre possible. La marchandisation de toute relation est la seule qui subsiste. En ce sens, le techno-nihilisme est une idéologie globale, et non pas seulement politique.

Pouvez-vous donner des exemples de l’emprise de cette idéologie au quotidien ?

L’histoire du mariage gay est une bonne illustration. Comment expliquer qu’une mobilisation de la société civile qui fait descendre trois fois de suite un million de personnes dans la rue a échoué à stopper une loi sur le mariage unisexe qui concerne à peine 3% de la population ? C’est en amont que tout s’est joué. Ce projet de « changement de civilisation » comme l’a dit Christiane Taubira, est une première victoire du techno-nihilisme. Gender, euthanasie, transhumanisme sont des étapes de ce combat idéologique. L’idéologie techno-nihiliste ne prétend pas à la domination d’une classe ou d’une race, comme le communisme ou le nazisme. Elle se présente comme la toute-puissance d’un système technico-économique dont le programme est « Tout est possible ». C’est ce qui explique l’intervention idéologique dans tous les domaines de la vie privée. [...]"




Is commerce alone sufficient to promote civic virtue?


Shakespeare’s Critique of the American Regime: A Response to John McGinnis

by Josh Craddock


Since understanding political life is essential to understanding human nature, and revealing human nature is the mark of a masterful poet, great poetry like that of Shakespeare necessarily reflects political principles.


In a recent debate (1) between Professors Robert George and John McGinnis, the latter argued that our Constitution is adequate for the governance of an irreligious people. (Public Discourse published an essay from George, making the opposite argument, based on his opening statements, which you can read here.) “Instead of relying on religion . . . to elicit the virtues needed for civic life,” McGinnis said, “the Constitution creates a commercial republic to make sure the self-interest of man helps promote virtue.”

According to this line of reasoning, a commercial society fosters self-control, honest dealing, and self-reliance among its citizens. In turn, these values promote limited government and the growth of civic associations. But is commerce alone sufficient to promote civic virtue? More importantly, can a political community survive without widely shared beliefs about what constitutes civic virtue in the first place?

Shakespeare provides an answer in The Merchant of Venice. Just as Homer was a tutor for the ancient Greeks, shaping their notions of political community, courage, and the cosmos, Shakespeare has been and continues to be an essential teacher for English-speaking peoples. Since understanding political life is essential to understanding human nature, and revealing human nature is the mark of a masterful poet, great poetry necessarily reflects political principles. Indirectly, Shakespeare informs us about the qualities of good rulers, the fate of tyrants, the obligations of citizens, and even the nature of a just regime—insofar as one can be established given human frailty.

The Commercial Spirit of Venice

Venice was once a wealthy commercial republic, a dominant Mediterranean power that built its community by sublimating the differences among men through bonds of trade. It was generally thought of as a place where men who would never have shared a common way of life could mingle and live together in civility.

“It was not thought possible to educate men to a tolerant view or to overcome the power of the established religions by refuting them,” writes Allan Bloom in “On Christian and Jew,” a chapter of Shakespeare’s Politics that analyzes the political themes of The Merchant of Venice. “The only way was to substitute for the interest and concern of men’s passions another object as powerfully attractive as religion.” In this case, that substitute was the desire for material gain. This commercial spirit created a veneer of tolerance that made life in Venice possible—but only for a time.

Though they are both religious men, Antonio the Christian and Shylock the Jew draw upon vastly different first principles, and these principles inform the nature and extent of their membership within the political community. Shylock follows the Mosaic law, refusing to eat, drink, or pray with Gentiles. For him, justice means strict adherence to the law. Antonio, inspired by the generosity of the Christian God’s mercy, showers extravagant grace upon others and expects them to do the same for him. Virtue for the one is vice to the other.

Based on the fates of Shylock and Othello—the foreign-born subject of Shakespeare’s other Venetian drama—it seems reasonable to conclude that Shakespeare was pessimistic about the ability of a commercial republic to maintain long-term civic peace. As Bloom puts it, “laws are not sufficient; they must be accompanied by good dispositions on the parts of those who live under them.” Lacking any common vision of the Good, the diverse Venetians inevitably ran aground the ship of state.

Political Community in a Postmodern Age

When citizens do not share fundamental principles, in what sense do they constitute community? For a political community to succeed, its citizens must share a common understanding of what is noble or base.

In a postmodern age, the Western world faces even greater differences. We no longer share a common concept of what it means to be human, much less what marriage is, what it means to be male or female, how one becomes a virtuous human being. We cannot even agree that such concepts exist in any meaningful or shared reality.

This divide is not merely moral, but metaphysical. Postmodern people think of humanity and the material world as infinitely malleable, subject to individuals who fashion reality according to the objects of their will. Christians and other pre-moderns believe that every thing—including mankind—possesses an essential nature by virtue of what the thing is. In other words, reality isn’t optional, it’s objective. The result of this chasm is that American citizens not only fail to reach the same conclusions from what they observe, they do not even see the same things to begin with because of their presuppositions about the nature of reality.

Materialistic commercial traders perceive no need to engage in rigorous philosophical pondering; the received philosophy of cultural oracles from Drake to Disney seems sufficient for them. But the Declaration of Independence, in asserting that “all men are created equal,” implies that the brotherhood of man exists even unto the highest part of the soul, the nous. This is a political and philosophic statement, not merely a scientific statement about our shared species. Yet without a shared philosophical ground, brotherhood can only exist at the lowest common denominator.

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Read more: www.thepublicdiscourse.com





(1)  Eighth Annual Rosenkranz Debate 

The Constitution is Designed for a Moral and Religious People and It's Wholly Unsuited for the Government of Any Other 


Event Audio/Video
2015 National Lawyers Convention

  • Prof. Robert P. George, McCormick Professor of Jurisprudence, Princeton University
  • Prof. John O. McGinnis, George C. Dix Professor in Constitutional Law, Northwestern University School of Law
  • Moderator: Hon. William H. Pryor Jr., U.S. Court of Appeals, Eleventh Circuit
  • Introduction: Mr. Eugene B. Meyer, President, The Federalsit Society

https://youtu.be/PViRSy0xKyc