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martes, 15 de octubre de 2013

Spectacle intéressant que nous présente Marie-Antoinette, Reine de France, dans cette lutte pénible et douloureuse

1793 – 16 octobre – 2013

Deux-cent-vingtième anniversaire de l’exécution de 
Sa Majesté la Reine Marie-Antoinette

« Le caractère ferme et résolu dont cette princesse était éminemment douée ne lui permit jamais de plier aux circonstances même les plus difficiles ».



Indépendamment des fêtes liturgiques qui illustrent ce jour, le 16 octobre ramène le triste anniversaire de l’exécution de Sa Majesté la Reine Marie-Antoinette.

Après avoir publié la dernière lettre de l’infortunée souveraine, improprement appelée « testament » (cf. > www) ainsi que la photographie des toutes dernières lignes qu’elle traça sur la page de garde de son livre d’heures (cf. > www), à l’occasion du deux-cent-vingtième anniversaire de son martyre nous voulons vous faire connaître une oraison funèbre publiée en 1814, oeuvre d’un certain F. Roullion-Petit dont nous confessons ne rien connaître par ailleurs.
Si cette oeuvre présente d’évidentes imperfections d’ordre historiques – mais qui pouvait alors connaître avec précisions ces détails que d’actuels chercheurs commencent seulement à mettre en valeur ? – , elle n’en est pas moins remarquable par le style (tant de prêtres actuellement sont incapables de parler et d’écrire correctement notre belle langue !) et par les sentiments qui l’animent.

Afin d’en faciliter la lecture nous avons modernisé l’orthographe, mais avons scrupuleusement conservé la ponctuation de l’opuscule que nous avons eu en mains.

Nous avons été spécialement sensibles aux dernières lignes de cette oraison funèbre qui, même en dehors du contexte de la Restauration et de la dédicace à Madame la duchesse d’Angoulême – l’unique survivante de l’horrible tour du Temple – , peuvent encore aujourd’hui exprimer nos plus chères espérances pour la France à travers le rétablissement providentiel des Lys et des légitimes héritiers de la couronne. A cette belle péroraison pouvons-nous dire autre chose qu’un vibrant « ainsi soit-il » ?

« Dieu tout puissant, vous seul pouvez opérer cet éclatant phénomène ; vous seul pouvez recueillir et rétablir sur leur sol natal ces rameaux épars et dispersés ; vous seul pouvez assurer un abri tutélaire à cette fleur tendre et délicate, échappée, comme par miracle, aux secousses les plus violentes des vents les plus impétueux : sauvée sous l’égide de votre divine bonté, elle offrira un jour le spectacle le plus touchant et le plus admirable ; elle paraîtra au milieu de ce peuple naguère livré aux plus funestes égarements : sa présence sera celle de l’ange consolateur ; devant elle marcheront la paix, la concorde et le bonheur. Avec quel ravissement tout un peuple, ivre d’amour, de joie et d’espérance, contemplera cette heureuse production sur laquelle la nature s’est plu à verser ses dons les plus riches, et la Providence ses faveurs les plus signalées et les plus extraordinaires. »

Oraison funèbre
de
Marie-Antoinette,
archiduchesse d’Autriche,
fille de l’Impératrice-Reine Marie-Thérèse,
femme de Louis XVI

dédiée à Son Altesse Royale Madame,
Duchesse d’Angoulême

par F. Rouillion-Petit,
ancien professeur d’éloquence et de philosophie.

Paris
1814



Il est des âmes privilégiées à qui la nature semble avoir départi des forces surnaturelles qui les élèvent au-dessus de tous les événements, en leur inspirant, au milieu des plus grands périls, cette courageuse fermeté que rien ne peut ébranler. Ces caractères augustes, bien faits pour exciter l’étonnement et l’admiration, n’empruntent leur éclat, ni de la fortune, ni de la grandeur : il semble au contraire que c’est dans les épreuves de la plus cruelle adversité qu’ils puisent leur force et leur résistance ; et que plus les obstacles se multiplient et les dangers s’accroissent ; plus leur volonté se roidit, plus leur caractère se raffermit. Horace s’était dignement pénétré de l’énergie de ces sortes de caractères, lorsque parlant de l’homme, fort et robuste, il dit, pour peindre d’un seul trait, ce courage inébranlable, qui n’est susceptible d’aucune crainte ; que l’univers entier s’écroulerait vainement sous ses pieds, on le verrait calme et paisible au milieu de cette épouvantable catastrophe.
Ces êtres d’une espèce rare et extraordinaire semblent commander par eux-mêmes le respect et l’admiration. Tant est grand et irrésistible l’ascendant d’un noble caractère, le pouvoir d’une vertu qui ne se laisse ni séduire ni intimider ! Un pareil spectacle est imposant, et mérite bien sans doute de fixer les regards des faibles mortels. Mais si à cette admirable qualité viennent se joindre la pompe des grandeurs, l’éclat du rang, la splendeur des dignités, une origine des plus illustres, de quelle vive émotion, de quels transports de respect et d’enthousiasme ne sommes-nous pas pénétrés, en contemplant l’auguste victime qui, livrée aux traits de la plus affreuse persécution, en butte à tous les outrages de l’infortune et de la calamité, voyant se ramasser sur sa tête toutes sortes d’orages et de tempêtes, aperçoit autour d’elle les éclats de la foudre ; et après avoir vu périr de la manière la plus épouvantable tout ce qui l’intéresse, tout ce qui l’attache à l’existence, est-elle même frappée du coup funeste ; et tombe victime courageuse des coups terribles auxquels la fragilité humaine ne peut se soustraire ; sans que sa vertu découvre la moindre faiblesse, sans que son courage se démente un seul instant.

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